‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 27 sur 85 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

» bonne pour les animaux, destinée à- enfanter des » héros. Que le bonheur soit chez nous pour les bipè- » des et les quadrupèdes! »

Le prêtre, élevant de nouveau la voix, a des accents d’une ineffable douceur et d’une exquise sensibilité, en appelant une dernière fois sur la jeune femme les bénédictions du ciel.

n O généreux Indra, rends-la fortunée. Qu’elle ait » une belle famille, qu’elle donne à son époux dix » enfants! Que lui-même soit comme le onzième !

» Règne avec ton beau-père ; règne avec ta belle- » mère, règne avec les sœurs de ton mari, règne avec » ses frères. »

Pouvait-on mieux exprimer que dans cet épithalame la majesté du mariage, la sollicitude grave et tendre du fiancé, la bonté expansive de la jeune fille se répandant même sur les animaux, le dévouement de l’épouse, et la dignité de la femme?

Quand des éléments épars dans la famille védique se constitua la société brahmanique, le désir d’une mâle postérité fut aussi vif qu’autrefois ; le mobile seul en avait changé.

A la notion sublime de l'immortalité de l’âme s’était jointe la désolante idée de la métempsycose. Par une touchante solidarité , les Hindous croyaient à leurs descendants le pouvoir d’abréger leur expiation d’outre-tombe ; mais un homme seul avait le

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