LA F KM MF. PANS L'IN DF. ANTIQUE
droit d’accorder aux mânes de ses ancêtres cette suprême satisfaction , en célébrant en leur honneur le sacrifice funèbre.
Ce n’était donc plus le besoin d’un accroissement de force matérielle qui rendait si douce à l’Indien la naissance d’un fils, si amère celle d’une fille; c’était la nécessité d’être arraché aux angoisses de la vie future.
A défaut d’un héritier mâle immédiat, le fils d'une fille pouvait, il est vrai, être adopté par son grandpère dont il devenait le Pouttra, le sauveur de l'enfer; mais que de difficultés pour amener un gendre à une complaisance contre laquelle se révoltait l’amour paternel! Manou lui-même ne conseille-t-il pas à l'homme d’éviter l'alliance de la jeune fille qui n’a point de frère?
Manou, généralement sévère pour la femme, attendrit son languge, lorsque, conseillant le nom à donner au nouveau-né, il ajoute ceci :
« Que celui d’une femme soit facile à prononcer, » doux, clair, agréable, propice ; qu’il se termine » par des voyelles longues, et ressemble à des paro- » les de bénédiction (I). »
L’influence bienfaisante, consolatrice, de la femme n’est-elle pas indiquée dans ces dernières paroles?
Mais dans ce code si rempli de minutieuses près-
(1) Livre II , cl. 33.