‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 4 sur 85 · LA F EM MK DEVANT LA RELIGION · texte numérisé non relu

LA F EM MK DEVANT LA RELIGION

Le* Aryas. — Leur symbolisme. — Aditi, la nature personnifiée.

• — La Terre. — Nirriti, la déité du mal : hymne du Yadjour- Veda, traduit de l'italien. — Les prières, épouses des dieux. — Inclrâni : hymne. — Les trois déesses du sacrifice : lia, Rhârati, Saraswati. — Culte : part de la femme. — La philosophie religieuse et la femme : dialogue entre Yâjnavalkya et Maitrêyi , extrait d’un Brâhmana et traduit dn l’anglais.

Manou. — Constitution brahmanique. — La Divinité dans les lois de Manou. — Entre la rédaction de ce code et celle des grandes épopées, apparaît la triade. — Saraswati, Rhavânî, Lakchmi : naissance de Lakchmi du sein des ondes (d’après la version anglaise dn Vichnou Pourâna). — Déchéance religieuse de la femme dans les lois de Manou. — (Contradiction entre la loi et le» moeurs. — Le Bouddhisme. — Le Krichn. usine. — Une légende du Bhàgavata Pourâna.

Dans des temps enveloppes de la brume des premiers âges, quinze siècles environ avant notre

i LA FEMME DANS L’INDE ANTIQUE,

ère, l’Arie, cette mère patrie de la famille indoeuropéenne, vit sortir de son sein un peuple qui, se dirigeant vers le sud, franchissant l’Himfdaya, écrasant les indigènes, les Dusvous, de son immense supériorité morale et intellectuelle, forma dans le Saptasindou le noyau de la nation indienne.

D’histoire, ce peuple n’en a point laissé; mais il nous a légué dans ses hymnes, dans ses épopées, les plus antiques monuments de notre race, les souvenirs de notre berceau ; et à cette source que nous font connaître aujourd’hui d'admirables travaux, viendront sans doute se rajeunir nos littératures modernes.

La nature de l’Inde, si féconde et si variée, si ravissante dans son calme, si terrible dans ses orages, devait frapper d’admiration et d’effroi des hommes que la vivacité de leur imagination disposait aux impressions les plus contraires. Aussi l’adorèrent-ils, cette nature, non dans scs formes périssables, mais dans les principes immortels qui la vivifient et la soutiennent.

Dans son ensemble, c’est Àditi, la mère commune des dieux et des hommes. Les chantres du Yéda l’inVoquent avec un filial amour : « O divine * Aditi, patronne assurée et chérie, viens avec ces » dieux sages, ces protecteurs fidèles (1) O divine

(1) Rig-Véda, traduit par M. Langlois, section VI, lecture I, hymne vu.

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