‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 47 sur 85 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

« ô Roudra , abstiens-toi de frapper les personnes qui » nous sont chères (1) ! »

Ailleurs, l’hymne rappelle la sollicitude passionnée de la mère, l'instinct par lequel se sent attiré l’enfant vers celle qui seule peut le comprendre, et le respect, qu’homrac , il lui témoignera :

« Ses serviteurs ressemblent à des fils élevés dans » la même maison, et qu’une épouse vertueuse, aimée » de son époux, chérit également (2)'. »

« Qu’Aditi m’accueille comme une mère accueille <• son fils, et que ma prière aille jusqu’à son cœur » pour y être conservée (3). »

« De même que des mères surveillent leur nour- » risson, le Ciel et la Terre te suivent avec sollici- » tude, ô vigoureux et redoutable Indra (4) ! »

« Le généreux et magnifique Soma s’unit avec « tendresse aux ondes, comme un nourrisson s’ata tache à sa mère (5). »

« Folâtres comme de jeunes enfants sous l’œil a d'une bonne mère (&).... »

*> Comme des enfants sont soumis à leur mère (7) ... »

(1) Section I, lecture VIII, livmnc u.

(2) Section I, lecture V, hymne xii. (Le poète parle d’Agni.)

(3) Section IV, lecture H, hymne x.

(4) Section VI, lecture VII, hymne il.

(5) Section VII, lecture IV, hymne ni.

(6) Section VIH, lecture III, hymne vil. (Le poêle j>arle des M arouts.)

(7) Section IV’, lecture VI, hymne iv.

Dans l’idiome védique, la mère est appelée mâtri. Ici encore, c’est l’Essai sur le Véda qui nous donne sur ses fonctions les renseignements les plus précis. Dans la racine qui forme son nom , et qui généralement exprime un partage, M. Burnouf voit la nature de ses attributions : « La mère, dit-il, semble ainsi » avoir eu pour rôle principal d’étre la distributrice » des biens de toute sorte envovés par les dieux ou » conquis par le père : c’était la nourriture, le véte- » ment , et en général tout ce qui pouvait contribuer » à satisfaire aux premiers besoins d’une société nais- » santé. »

La inère alors survivait à l’épouse.

Quand l’Arya, fatigué de la lutte, terminait son active et vaillante existence, ses parents, ses amis se pressaient autour de son cadavre, et sur sa tombe s'élevait l’hymne de la mort.

Dans un chant funèbre que nous a conservé le Véda (1), le poète, pris d’une sombre terreur, conjure Mrityou, le dieu de la mort, de ne point moissonner d’autres victimes. L’Aryn, l’adorateur de la vie, peut à peine en comprendre lu cessation, et devant le corps inanimé de son compagnon de guerre, devant une famille en larmes, sa pensée se reporte, par une brusque réaction, vers les bruyants plaisirs d’ici-bas :

(1) Section VI ï, lecture VI, hymne xin»

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