‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 54 sur 85 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

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» viens que cet enfant est «le ma famille. Vos douces » paroles excellente «laine, ont achevé «le calmer » mon ressentiment. Oui , celui qui fut le fils «le Sri- » gala va «levenir le mien. Il est à l’abri de tout «lan- » ger, et je veux «jue pouu son bonheur il reçoive par » moi le baptême royal. Qu’on assemble les différents » ordres; «pi’on appelle le pontife de la famille, les » conseillers, et «pie votre enfant soit sacré comme » successeur au tr«>ne de ses ancêtres. »

Au sacre du jeune roi succèdent les funérailles de son père. La veuve de S ri gala assiste à la cérémonie funèbre; mais bien que dès lors quelques femmes aient donné l’exomple «le se brûler sur le corps «le leur mari, la reine ne se précipite pas dans les flammes «pii dévorent les restes «lu monanpie.

Manou, «lu reste, était loin d’autoriser cette sauvage coutume qui, de nos jours encore, immole la veuve sur le bûcher «le son époux.

Lé législateur ordonne à la femme que la mort a privée de son appui, «le ne point contracter «le nouveaux liens; il flétrit celle «pii oserait transgresser cette loi, et la menace du mépris des hommes, «le la perte de son tune.

Il soumet la veuve à une vie ascétique : par la prière, par la pénitence, elle rejoindra celui qu’elle a perdu. Qu’elle ait des enfants ou non , cette conduite la fera honorer sur la terre et admettre au ciel.

Las Sut Lis, ces veuves qui se dérobaient à lu dou-

leur par la mort, furent rares dans la haute antiquité.

’ Le Mahàbhàrata nous a transmis le lointain souvenir d’un de ees sacrifices.

Quand mourut le père des Pàndnvas, ses deux femmes, Kounti et Madri, se disputèrent la gloire de mourir sur son bûcher. Madri, l’épouse qu’il avaitlc mieux aimée, l’emporta (1), et légua en expirant ses enfants à sa rivale.

Mais ce qui primitivement avait été l’inspiration d’un dévouement isolé ne tarda pas h être érigé en devoir. Dans des pages que l’on croit extraites d’un Pouràna, Krichna ordonne à la veuve de ne point survivre à son mari, et indique les préparatifs qui doivent précéder l’immolation. Une version anglaise (2)

(1) M. Max Millier fait remarquer qu’il émir tic coutume clics les Thraccs, les Gèles, les Grecs, que celle <Jc ses épouses que riioinme avait le plus chérie fût sacrifiée sur sa tombe. La mythologie tcutniiiqiic conserve aussi «les traces de cet usage. Plus lard, la loi brahmanique attribua à la première é|>ousr du mort le droit d’être brûlée avec lui. (Voir A h i s tory nf ancient sanskrit literatnre , ouvrage déjà cité.)

(2) Asiatic Journal* october 1817. Krishna theu said, * I U’ill now make kiiowu the suprême law respertiiig womeu. It is proper thaï a WOtnan should aecompany lier huàhand in death , surh a faithful wife sliall with lier husband attain the régions of tritth*; for the husband, with respect to the wife, is eudued with ail the qualifies of the gods, aud ail the virtucs of places of holx- visitation. The husband, with regard to the wife, is as Gangâ lo rivers, as Hari to celestials , as the suprême Brahma to the saints. A certain faithful wife having geen hcr husband expire, after having prrformcd

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