‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 60 sur 85 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

en présence «les imposants devoirs de la royauté; en vain il lui expose, duns un langage d’une admirable philosophie, l’inslahilité des choses humaines et les espérances d’une autre vie :

« Loin de toi donc celte pensée continuelle de sa- « mort! Mourir est un malheur commun à tous ceux » qui naissent. C’est à la terre qu'il te faut songer; » car la terre est la véritable épouse des rois! »

« La mort est la condition naturelle des âmes; la » vie, disent les sages, est pour elles un état de ma- » ladie

«'Pour l’homme d’un esprit faible, la mort d’un « objet aimé, c’est la flèche qui se plonge au fond du » cœur; mais, pour l’homme d’une intelligence » ferme, c’est le dard qu’on, retire de la plaie, car »' il sait (pie la mort est la porte de la vie. »

Le roi a murmuré : «C’est vrai! » et il, est resté enseveli dans sa douleur.

Pendant huit années encore, l’amour paternel le fait vivre ; pendant huit années, s’entourant des images de la morte bien-aimée, il appelle de ses vœux ardents un accident, une maladie (pie son devoir l'empêche de chercher; mais quand il a terminé l’éducation de son fils, quand il a assuré un protecteur à son peuple, alors, se privant d’aliments, il s’endort du dernier sommeil.

«Bientôt, achève Kûdilûsa, abandonnant son

I,A FEMME DANS I/l N DE ANTIQUE.

» corps sur le rivage, où lu Saruyoù commence il » mêler son onde avec les eaux de la (iangà, il parvint » à l’honneur d’être compté au nombre des lmmor- » tels; et, réuni avec sa femme plus belle encore » qu’elle n’était sur la terre, il savoura le bonheur » avec elle dans les maisons de plaisir qui ornent » l’enceinte du Nandana (1). »

(l) lioc.i{*e d’ln«lra.

SECONDE PARTIE

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