‹ La femme dans l'Inde antiqueChapitre 75 sur 85 · DO UC II MA N T A · texte numérisé non relu

DO UC II MA N T A

» II n’en est pas besoin; le charme de vos paro- » les est pour moi la plus agréable offrande. »

Après cette courtoise réponse, les compagnes de Sucountalà n’insistent pas; mais Anousoùyâ invite l’étranger à se reposer à j’ombre sur un siège île verdure ; il v consent, et à sa prière. ses trois hôtesses s’asseyent à ses côtés.

Le silence de Sacountalà contrastait uvec l’aiiuable entrain de ses compagnes. La jeune anachorète se sentait troublée.

Douchmanta contemplait avec émotion ces trois jeunes tilles, sœurs par l'amitié aussi bien que par la beauté.

«Charmantes filles, » leur disait-il avec le plus tendre intérêt, « combien cette douce intimité qui » règne entre vous s’accorde admirablement avec » votre jeunesse et vos grâces ! ■>

Priyamvadû, se penchant vers Anousoùyâ, murmure à son oreille : « Ma chère, quel peut donc être » cet étranger, qui , tant par ses traits profondément

SECOND K PARTIE

» empreints d’une majesté calme, que par ses dis- » cours où règne la politesse la plus aimable, se » montre digne d’occuper le plus liant rang? »

Anousoûyà se charge de traduire le sentiment de curiosité qui, non moins que ses compagnes, la préoccupait.

« Seigneur! la douce familiarité qui règne dans » votre conversation m’enhardit à vous faire quelques » questions : pourrions-nous savoir de quelle noble » famille vous faites l’ornement ; quelle contrée est » actuellement dans le deuil à cause de votre ah- » sence, et quel motif, vous dont toutes les manières » annoncent une délicatesse exquise , a pu vous dé- » terminer à entreprendre un voyage pénible, pour » visiter cette forêt consacrée aux plus rudes austé- » ri tés?

SACOUNTALA « part.

» Ne palpite pas ainsi, û mon cœur! toutes ces » pensées tumultueuses qui t’agitent avec tant de vio- » lence, ma chère Anousoûyà les dirigera. »

Douchmanta, cachant son origine, dit aux jeunes filles qu’étudiant en théologie et sujet de Douchmanta, il a reçu lu mission de visiter les lieux consacrés. Sacountalà écoutait, et une vive rougeur affluait ii son visage. Ses compagnes remarquent une émotion à luquelle répond celle de l’étranger, et avec un piquant mélange d’ingénuité et d’espièglerie, disent à leur amie :

« Eli bien , chère Sacountalù , si notre bon père v Canwa était ici !

SACODNT ALA .

# Achevez, qu’en serait-il?

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