VIII PREFACE
en relief, par comparaison, les conséquences autrement redoutables de la crise sur la femme de la bourgeoisie, seule visée dans ce livre. En effet, la classe ouvrière utilise un élément : le travail, qui ne fig^ure pas au programme de l'éducation féminine bourgeoise.
Or, chaque ôtre isolément n'a que deux moyens de vivre : ou bien la fortune, résultat d'un travail reçu en héritage, ou bien le travail personnel proprement dit. La femme bourgeoise ne peut vivre exclusivement sur sa fortune, privilège de la haute société; d'autre part elle est bannie du travail en vertu d'un principe intangible, consacré par une tradition séculaire :
La femme ne doit pas travailler, — ou, si vous préférez : l'homme seul doit travailler.
Jusqu'à présent, on s'accommodait tant bien que mal d'une situation fausse certes, mais universellement acceptée. On était habitué, on gardait une attitude.
Eh bien, un événement est survenu qui, du jour au lendemain, a montré la fausseté de ce