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ce que pourrraient être la Droite, le Centre et la Gauche d'un Parlement féminin idéal (1).
Les efforts continuèrent. Progressivement, grâce à n contact avec les propagandistes étrangers, les féministes français prirent conscience du lien qui les
unissait plus spécialement entre eux. Puis, les pays
voisins donnèrent eux-mêmes l'exemple. Peu à peu, on arriva à conslituer un conseil national des femmes, rellé aux conseils similaires de l'étranger et formant avec eux le « Conseil international des femmes ». En 1906, celui-ci tenait ses assises à Paris. Sous la présidence de lady Aberdeen, vice-reine d'Irlande, on voyait figurer côte à côte Mile Sarah Monod, la chrétienne protestante, et Mile Bonnevial, la révolutionnaire.
Malgré son imperfection, l'entente se réalise donc peu à peu. Le mouvement, plus coordonné, en deviendra plus fort. Il vient précisément de compter un nouveau succès en France. À la Chambre des Députés, il s'est créé un nouveau groupe de « la défense des Droits de la Femme », destiné à pousser le Parlement à faire « une place aussi large qu'ils
(4) Le premier s’intitulait franchement « Congrès catholique international des œuvres de Femmes », patroné par le Cardical Richard, présidé par l'Évèque de Montpellier, dirigé par M. le Vicaire général Odelin, il fut la reconraissance officielle des idées nouvelles par l'Église catholique. Le Congrès du centre s’appela « Le Congrès des œuvres et institutions féminines ». Celui de la gauche : « Le Congrès de la condition et des droits de la Femme ».
le méritent aux problèmes féministes » et se donnant pour mission de défendre la femme « modestement peut-être, mais avec énergie et conviction », afin « qu'on ne puisse plus dire aux représentants du peuple que les hommes font uniquement la loi pour eux (1) ». Formé par MM. Henry Chéron, Gérald et François Carnot, au début de juillet 1906, le groupe comptait, dès le 12 du même mois, deux cents adhésions, parmi lesquelles celles de MM. Siegfried, Cruppi, Viviani, Jacques Chaumié, etc... L'importance d'un pareil évéuement est considérable. De plus en plus, nous nous rapprochons de la réalisation des désirs féministes (2). Plus que jamais, on peut répéter les paroles de M. Turgeon : « Le temps n'est plus où le féminisme pouvait paraitre à des écrivains d'esprit « une reprise dans un vieux bas bleu ». Plus moyen de croire qu'il sévit seulement parmi les vieilles demoiselles qui veulent faire le jeune homme. Nous sommes en présence d'un courant d'opimon sans cesse
(1) Le Matin du 7 juillet 1906, sous la sionature de M. Henri Chéron.
(2) La circulaire n° 11 de l' « Avant-Courrière » donne la liste des journaux favorables aux réclamations féministes : L'Éclair, la Liberté, les Débats, la Patrie, la République Française, la Libre Parole, le Temps, le Soleil, l'Autorité, le Gaulois. la Gazette de France, le Figaro, le Journal, la Revue des Deux-Mondes, la Lanterne, l'Ilustration, le Petit Parisien le Petit Journal, ete... Cité par Auguste Fabre, Le Féminisme, 1897, p. 5,