LE MAAI ST L*A]|A1CT
kmdmîf ^ et qui depim longtemps coqyoium |e yerre dç punch placé devant elle ^ oubUanl I^ ré^çrre qu^elle vpMlait conter- T^y i^yala fort leate^ïtfnt la liqiieur et le macajnqra» et son amie, en se ice^ouf nant, la yo^/fijlf^ poser sfifila tal^ son verre vide, se déifia à cuivre son exempt.
M^TB Buboiji se penche vers moi et me dit on cligpant de l'œil : « Elles ont hu, V elle spnj.^ nous- — A nous ! à toi , ^ la j» jMmne bi^m^e ! màjs n^i , je t'ai dé^ïk dit ^ <me je ^e donnais, pas dans ce^enre-là.
» — ^j mon cher, A /aut Jp^ifin varier! » i'aîmç, aussi les. grande dames , les pru- » des, les vertus farouches, r^^s de ttsmps ^ XàxAre^ un p^tit bonnet à la fQUe , un » .tabller.d^.Sjpie .noire, une grjsette enfin, * c'^t^gçnlil,,ça réveille..,.. Après tout, }» ^q^s^ pouvons toujours les reconduire , » ÇAA'^g^çea rien,.. Mesc|ames, vous ne »,^vea^pas...,. gai;çon, ^u punch.. .f. du i* i¥^e, mais ifu'il ^it meilleu^^
>«(.,Preiif;«,dopc gjirde ,, monsieur , vous » j^tezt^os dxuni^osîi l^rfc» '^ ditun.de nos
tf4 IJLFBBfBIE,
Toisins qae Dubois yie^t de ecmdojrftt e»
versant à ces dames. •» .
« Monsieur, cen^^t rien, n répond JKtbois en rîant d'un aif'moqueur, «c tous^'a- )> yiez pas le doubie six, ^*- Monsie w^* je n'ai » pas besoin que vous disiez mon jeu*.»^-^
» C'est pour vous consoler Mesdames ,
» encoreun macaron... Çaseprendoomme n une pilule.... Je sais cela, "mol; j'ai uvalé » beaucoup de pilules dans ma Tie.v... Je » yeux dire par là que je me suis souvent » laissé attraper; c'est une métaphore. »
Je me penche encore rers Dubois et je lui dis i Toreille : « Ne poussons pai plus Ipin n cette connaissance.... Il est tard, payons » et laissons ces dames altendre leur cou* » sin... — Ah ! ben , pac exemple , tu plai- » santés ; je suis amoureux de toutes les î» deux, moi.— Est-ce queyraiment tu yeux î» reconduire ces petites filles ?. .. Cela n*au- » rait pas le sens commun. — Il ftiut abso»
». lumen t que je fasse ift6«/VYit>... lime faUt » tousles jours une passion ; plutôt que de « m^n aller seul , je reconduirais la mar- « chande de sucre d'orge. »
IM deux jfui^ fiUeâ qui , d|epui$ qtieU qiies momens, se regardaient et paraissaient ladédsesf, font un monyen^ent pour se le- T^; Dubois les retient en s'écriant : «< Où
}> 4cme aUez-TOus ?... . — Nous nous en al-
s». Ions, monsieiir.v II est tard... mon oou- )) (Sin n'aura pas. TU Tenir. V — Il n'est pas n tardylapendule aTance... D'ailleurs, TOiis » nepouTezpaspartir sans nous; des fem- » mes seulesys'exposer le soir dans les rues n de Paris«.... Nous ne le souffrirons pas* » Bure^ donc un peu... »
Le$ deux amies se rasseyent, je les examine* sues n'ont cependant pas l'air etfronté de cet demoiselles qui fréquentent les cafés«'. •• Il y a même quelque chose de bourgeois, d'hjtuméte dans leur mise ; mais dea jeunes filles honnêtes ne seraient pas seules là à onze heures et demie du soir.
c( A propos, Deligny, tu ne sais pas, j'ai n dîné au Ga^ran-Bleu aujourd'hui... »
Je fais des signes à Dubois, en le priant de ne point crier ainsi mon nom dam le café ; peine perdue , il ne m'ccojite pas ,
l>6 tA FEttME,
p^frce qu*eii me parlant il semireoti ^oiitift
à nos voisines.
u Nous avons fait un diner dan# la bon
» style. J'étais avec $aînt-GenBain.«^« Tu saiSi ce gros père qui fait de$*affaii^e««*» 41 a un cabinet qui vaut de Tor ! . .. To^4fttir« du monde chez lui.,. On attendrson^çur pour entrer... C'est. comme chea^ua -ministre... C'est agréable d'être bomiQetd'af* faires; <Vabord on n'^ pas de charge ii acheter .« .Mais ça ne m'aurait p^ conirwu parce que cela vous tient trçi^eacUvç*..
Moi qui. aime tant ma liberté... Vive le courtage pour étre.bfsureux ! . . . J^tsurtou t le courtage en marchandises.. «L^ vëif^es d'eau et de sucre ne me cQutentri^a^*.. J0 ne consomme que mes échantilloni^, .et.
Dieu merci, je n'en manque paa...,.vJj9 marche sur le sucre et je fo^le w%pî«ds
|a cassonade Mesdames |. encore ui^
soupçon de punch... Ce demibol-cî e«l meilleur que le premier^,. Ohlvoos avez beau regarder la^p^dule, il n^.f^uiphis penser au cousip.. .Maisnouff VQUs.^4ieQ-
» Mifft'ilètt..* Nous serons vos onolei, Toe » tuteurs , vos tuaris... tout ce que tous » '^rt^iWet:.. Je te (Usais donc , mon ami , » ^^f aiHkië au Càdran-Biêu ayec Saint- » Gemiahi , Jotivèt et JenneYilKe. Cet ai- » BUMèelinfoictuné jeune homme, qui s'est » s^^ré d'avec sa femme parce que proba- » MfetÉent eilele faisait... Hum!... Dtabte, » IMie faut pas dire ce*mot-là... Ces dames » ael&cheraiest... C'est égal, JenneYÎlle est » uiar bon enfant... Il fait bien les choses , 9 c'est lui qui payait le dîner... Mais tu le » saiSf car je crois qu'il t'avait engagé à être » des nôtres. Il t'aime beaucoup , il était » bien contrarié que tu n'aies pas pu venir ; )» pourquoi donc n'es-tu pas venu? Mes-
» dames, un petit biscuit de Reims
» Cest très bon trempé dans le punch. »
Les jeunes fiUes , Gdèies au principe qu'il n'y a que le i»^mier pas qui coûte , après avoir fait des façons pour accepter le verre de punch, se laissent aller maintenant à tout ce que Dubois leur propose. Celui-ci, en faianAt l'aimable, en voulant se donner
des grâces pour yecter, a envoyé jonq^nde dang le risage d'ua des |oueu«t de dommos ^ qui , déjà fort ennuyé du yoîaûnige ^4u bavardage de Dubois , se fàehe tout-à-fait :
«( — Monsieur , aurez^vous bientôt fini » vos gestes, et n'irez-vous pas bayarder et n boire ailleurs ? — Gomment, monsieqr...
» Je ne vous comprends pas?... -<* Et moi » je you» engage à vous tenir tranquille ou » je me ferai bien comprendre... — Qu'est- » ce que c*est?... Est-ce que nous nous fà- » chons.. ? — Vous avez encore Taîr de vous » moquer, je crois. .. — J'ai l'air qui me con* » vient ; s*il ne vous plait pas , vous n^vez y* qu'à parler. — Eh bien ! non, monsieur, » il ne me plait pas... Voilà cfeux heures » que je vous porte sur mes épaules. .. — » Il fallait donc le dire plus tôt, je me serais » mis sur vos genoux. — Monsieur vient » sans façon se mettre à notre table. . . Il re- » pousse nos dominos. — Il fallait prévenir » que vous vouliez le cafépeur vous seul...
» On voiis l'aurait t>eut4«{e. loué...
«< — Allons» messieurs, » dis-Jeà mon tour.
LE MJom sr l'ahaict.
» tdftit t^'ae Vâitt piM'Ia peine (pi*on 6e » qûeréDè.;. Mbn àmi vou» a pmiMé taos » le'^riiob'V ittôn^lMi'. ^ La querelle Ta.$e eiAà^ett^obiiMèmeBt se terminer là, lorsque DdiMé^, qfaSh ctM que ptr «cm air déeMëlHl^efll^jné son adTertair&i s'écrie :« Ce » mdnstéui^ qui prétend que mon air ne lui » iiiât pis !..». C'est bien maHteureuA!....
» Chàii^z ààhèirotT0 ff gurepour être i mn
Lé^idiieui" de dominos se lère atenra, et, rcfgardânt Dubois dé très près, lui dit d'dne feçon ffotrt énergique : « Oui ^ monsieur , je » ToM frotfve la mine d^in fanfaron, je » TOiis répète que yoiis m'ennuyec» et si » YOiîs né TOUS taisez pas, je saurai tous ré* » duire au sHenee* »
1ïtib<SH Mperçoft que son adv^rMlre ea un graïkd gaillArd de cte^ pieds six pouees, qui ne pârâti niMlement e&tàjé de ses ro* ddmontades; il devient rojlge jusqu'aux orci!les;maisli<:¥ie€tooore plus haut 1 «Mon- » sieur! on neMeJail pas peut à mei... J'ai » bit met^ptintes , je suis connu... — Je
60 LA FSMIB,
)» serais curieux de tous connaître aussi. .. » — Quand TOUS voudrez, monsieur; tout }t le monde sait comment je tire le pistolet. . • )» Mais je vous préviens que je ne me bats » jamais qu'à trois pas de distance , et que » je tire lé premier parce que tous êtes » Fagresseur. »
J'essaie de mettre le holà , de faire taire Dubois qui crie bien fort , pour faire croire quMl a du courage. Le maître du café vient aittsi interposer son autorité, il ne veut pas qu'on ^e dispute cheslui.
u Sortons , dit le joueur de dominos. -^.
» Oui, sortons, » répond DuboiSt et il court à la porte par laquelle îl disparaît aussitôt. Les deux messieurs paient leur consommation,puis suivent Dubois; je cours après eux accompagné de quelques habitués du café pour tâcher d'arranger cette affaire.
Mais, arrivés sur le boulevard, nous cherchons en vain Dubois^ impossible de le retrouver. Je Tappette^ pl^eurs reprises.
(c Oh ! vous appelez en vain,. me.* c(it son » adversaire , je suis sûr qu'il ^t, di^ à bien
LE MAKI ET l'amant. 61
i> loin ! ..Et cela ne tn'étonne pas, c'eat prea^ n cfue toujours ainsi que se comportent ces » gtens qui font tant de bruit.
' - » -^H êssieurs, dis-jé aux deux ëtrangerSy n la* conduite de mon ami me semble en )» effet fort extraordinaire, mais j'étais avec » lui, et c'est i moi à le remplacer; voici » mon adresse.. .« Jevousattendraidemaki 1» matin et je serai i tos ordres. »
L'adyersaife de Dubois» dont le grand air a probablement un peu calmé la mauvaise humeur , repowse mon adressé ai me di« sant : a Non , monsieur , c'est inutile , tous » ne nous avez pas offensés, vous,et si votre » ami -vous eût ressemblé,il est probable que n nonsn'aiirlônspaseueBsemblelamoiodre n altercation. Engagez-le seulement à taire » moins de bniità Tavenir , c'est dans son » fMrbprè intérêt. »
En achevant ces mots, ces deux messieurs
me aaluent. et s'étoigq<^t. Les flâneurs qui
nous avaient suivis se sont aussi dl^er^és,
et je jrètôeseul sur le boulevard.
llanditDMëois !.%..ie me Souviendrai de 1. ^ 6
69 M. FWSf«.
c^te âYen^Hre, ce n'est p(HirU«i pA9 Upncr miëre àe ee gmire qui lui jarrive âTec moi ; vingt fois je l'ai prié d^étre plusOiroompect. Il n'«8tpft8 dcmnéà toutle monddU^allerde iang^froid se foire couper la gorge » mais au noios ai vous n'êtes pas doue d^un 'ôou<rage à Féprenfre» n^nsultez pertdnne et ne Intes pas sans eesse le Rodomont.
Il est tard, le boutorard est désert... les oaféaae Ipttnent.^. rentrons chea noua.
Je ni*acheintne Tors le fouiioiii^ Poiseopr mère dans lequel je demeiire. J'ai d^i dé* p«6sé le oorps-de-garde du bQulevard.flu €hàteau^'eau , lorsqiae tout à eoup je me pj^pélle ce puftdti que «Mis a'aronii pas pa^ré , et ces deux jeunes filles atf xqMdèes no«s en avons fait iioiPe et qui. pent^èbre vont être ^ligecs det^erpeiurnoiis-
La querelle de Dubois m'alrait ilâ$'0|Adyîer tout cela» Je reviens sur oses pas $ ieQomrs «Q cmté ; il n'japlut pereMne qneika4eitt demoiselles, qui sont fori inquiàlest denoi»,. et ne savent comncnt s^ailcr«llaiidit Dubois! ê'est lui qui ise met 4«Écore awr les
LB HAat vr l'asaut. m
bras ces deux femmes... j*ai manqué de me battre pour lui, et vous verrez qu'il faudra que je les reconduise à sa place. Mais il est minuit passé, je ne puis laisser là ces petites filles qui ont compté sur son bras !••• il faut prendre son parti. « Quand vous voudrez ^ » mesdames, je suis h vos ordres. »
J'ai payé et nous sortons du café.
64 tA FfiBIMË,
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