‹ La femme, le mari et l'amant (volume 3)Chapitre 16 sur 26 · I.\ MAISON Ui: L ALLÉE DKS VEUVKS · texte numérisé non relu

I.\ MAISON Ui: L ALLÉE DKS VEUVKS

Tout en roulant vers l'allée des Veuves , je pense à la singulière figure que faisait Augustine lorsque je l'ai quittée ; elle ne semblait pas ajouter foi à ce que je lui disais. Au fait, je devais avoir l'air si gauche , si embarrassé ! Je l'ai laissée bien brusquement. J'irai m'excuser , je lui apprendrai que mon père est à Paris. Mais il y avait dans son mécontentement^ dans son incrédulité, quelque chose qui me faisait plaisir.

Nous voici à l'allée des Veuves. Le cocher me demande le numéro. « Ma foi , je n'en sais rien... mais » c'est une espèce d'hôtel garni. . . — Ah ! je sais, mou » bourgeois ; c'est où loge un fameux médecin étrau- » ger, qui guérit toutes les maladies avec des fines » herbes... oh ! j'ai déjà conduit du monde là... — » Je ne sais pas si c'est bien là... mais nous deman- » derons. m

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i\ïoii cocher m'arrête devant une belle maison que précède une cour garnie d'arbustes. J'aperçois Dubois qui se promène sous le vestibule qui donne dans la cour.

« C'est bien là,» dis-jeàmon cocher. « — Eh bien! » not' maître, je ne me trompais pas, c'est là cii » loge le médecin étranger. »

Je paie mon cocher, et j'entre dans la cour de la maison, Dubois vient au-devant de moi en se frottant les mains d'un air satisfait.

« Eh bien ! Paul, comment trouves-tu cette mai- » sonl-^-C'est fort bien ; et si l'intérieur répond à ce » que je vois... — Oh! c'est bien mieux encore!... » Tu seras enchanté 1... — Il y a donc un médecin » i^meux dans cet hôtel .^ — C'est-à-dire qu'd y lo- » geait, mais qu'il esi à la campagne pour quinze jours, » fort heureusement pour nous: c'est son logement » qu'on t'a donné. — Bah ! . . . — Au premier , un ap- » partement magnifique. . . ton père est dans l'ivresse. » Je lui ai dit que la maison était à toi. — Ce n'était » pas la peine. — Pourquoi ? puisque ça le rend heu- » reux... Il a l'air d'un bon homme , ton père. — Où » est-il maintenant? — Chez toi... il se repose en ad- » mirant tes appartemens. — Il me semble que je ne » ferais pas mal d'aller aussi faire connaissance avec » mon logement. — Un instant, mon ami, il faut » d'abord aller saluer ton hôtesse. . . c'est une femme » qui tient aux politesses. . . qui aime les petits soins. . . » Pour loger ton père ici, il a fallu que je fasse bien » des choses. Madame Ledoux m'adore depuis long-

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» teni|)s; mais si elle te plaît, ne te ^yêne pas; au » contraire, tu m'obligeras. »

En disant cela, Dubois m'introduit dans une pièce du rez-de-chaussëe où nous trouvons une grosse maman de quarante-quatre à quarante-huit ans qui s'occupe à glacer de petits pots de crème. Elle nous accueille avec un sourire fort gracieux.

«Madame Ledoux,» dit Dubois, «je vous présente » mon ami , Paul Deligny , qui brûlait du désir de » vous voir et de vous remercier de ce que vous vou- /) lez bien faire pour lui. — Je suis charmée de pou- » voir être agréable à monsieur , » dit madame Ledoux en me souriant et en lorgnant Dubois du coin de l'œil. « Je sais d'ailleurs qu'il faut excuser un peu » les jeunes gens. — Vous êtes trop bonne, madame; » j'ai, comme vous a dit Dubois , des raisons pour » faire croire à mon père que j'habite depuis long- » temps cette maison. Quant au prix de Tapparte- » ment, j'espère bien... — Ah! ne parlons pas de » cela, monsieur, l'appartement m'est payé; il est » loué par un médecin espagnol ou italien , un char- » latan , à ce que je crois , mais qui dépense beaucoup » d'argent. On est venu le chercher pour guérir uu » Anglais... Les Anglais viennent beaucoup le con- » sulter; inais on l'a emmené fort loin, dans un châ- » teau d'où il ne peut être revenu avant quinze jours » au plus tôt. — Et moi , je sais que mon père n'en » passera pas huit à Paris. — Alors, monsieur, soyez » sans inquiétude. — Je vais rejoindre mon père. »

Je salue mon hôtesse, et Dubois va me suivre lorsque madame Ledoux lui dit en minaudant : « Mon-

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» bieur Dubois... je voudrais bien vous consulter... » sur le prix des denrées coloniales... »

Dubois fait une légère grimace en me disant à l'oreille : « Mon ami, je crois que c'est moi qui paierai » le loyer du logement. . . Tache que ton père reparte » bien vite. »

Je laisse Dubois en téte-à-tète avec madame Ledoux , et je monte à mon nouvel appartement.

J'entre dans une belle antichambre ; j'y trouve \M\ domestique fort poli qui me dit qu'il sera à mon service tant que le signor Delzini sera absent. Ce garçon est attaché à la maison , et je vois que mon hôtesse l'a déjà mis au fait de ma situation. Vraiment, madame Ledoux est une femme charmante : il est impossible d'être plus obligeante.

Je remercie Lapierre^ c'est le nom du valet que l'on me prête ^ et, après avoir traversé plusieurs pièces fort élégamment meublées, je trouve mon père assis sur un sofa dans mon salon. Il vient à moi et m'embrasse d'un air radieux , en s'écriant :

« Mon ami, je te fais compliment... — De quoi » donc, mon père? — Eh! parbleu, de la manière » dont tu as géré tes affaires... Sais-tu que c'est su- » perbe chez toi ? — Oh ! mon père, à Paris, vous » savez qu'il est facile d'avoir tout ce qu'on veut. — » Je sais qu'à Paris , pour avoir un si beau logement, » des meubles, des domestiques, il faut de l'ordre » et de l'économie. — Ce n'est pas toujours une » preuve, mon père. — Allons, ne vas-tu pas faire » le pauvre, à présent? Mais ton ami t'a trahi... Je » sais aussi que cette maison est à toi. . . — A moi ?. . .

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>) pas entièrement... — Endnqae tu fais des affaires » magnifiques ; que tu as triplé tes capitaux... — Ah î » mon père, par exemple!... — C'est bien... Je ne » te demande rien, puisque tu veux faire le discret. . . » Mais tu ne m'empêcheras pas d'être content de )) toi, d'être fier de la confiance que je t'ai accordée. . . » C'est que, vois-tu, dans ma petite ville, on me » raillait quelquefois; on me disait : Ah ! vous croyez » que votre fils est sage à Paris, qu'il ne mange pas )) son bien ; vous verrez ! Et je t'avoue que ce sont ces )) discours qui m'ont un peu décidé à venir à Paris ! . . . )) Comme je vais confondre tous ces gens-là à mon re- » tour! ah! ah! — Tenez, mon père, laissons ce su- » jet... Vous devez avoir faim... moi-même je n'ai » pas dîné... Je vais m'informer... Holà! Lapierre...»

Mon valet arr've et Dubois en même temps. Je demande à mon vaiet si l'on a songé à nous faire à diner, il me répond que l'on n'attend que mes ordres, et Dubois s'écrie : « Oh! j'ai pensé à tout. Toi, » tu étais si pressé d'aller au-devant de ton père, » que tu n'avais pas donné d'ordres à ton maître » d'hôtel î...

» — Comment! tu as un maître d'hôtel? » s'écrie mon père. « — Et un des premiers cuisiniers de » France,» dit Dubois, «auquel il donne mille écus » dégages...

)> — Mille écus à un cuisinier! » dit mon père; « pour le coup , mon cher Paul , tu m'avoueras » qu'il i^ut faille de bien belles spéculations pour » payer si cher un cuisinier. . . Mais un pareil luxe. . . » — Dubois plaisante, mon père... — Un instant , »

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s'écrie Dubois, «expliquons-nous. Votre fils lui » donne niilleécus, mais le cuisinier fournit tout. — » OIi ! alors ... c'est di f féren t^ ce n'est plus trop cher ...» Nous allons nous mettre à table; on nous sert, un fort joli repas; Dubois boit et mangecomme quatre, en nie disant à l'oreille qu'il a bien gagne le diner. Mon père fait aussi honneur au repas ; il boit sec , et je vois qu'il griserait Dubois sans rien perdre de sa raison. Je crains que Dubois ne dise quelque bêtise; déjà plusieurs fois je lui ai marché sur les pieds pour le faire taire, lorsqu'il parle de ma fortune, de mes ^yens et de mes chevaux ; heureusement mon père est bien loin d'avoir le moindre soupçon. Ce bon père me regarde avec joie, puis s'écrie : « A la bonne » heure!... tu es bien mieux habillé ainsi que quand » je t'ai rencontré dans la cour des diligences... — » Vous trouvez, mon père? — Franchement, ta ca- » pote avec tes épingles ne me plaisait pas du tout. » — Eh bien ! moi, monsieur Deligny, je ne suis » pas de votre avis , » dit Dubois en trinquant avec mon père; « je vous assure que son costume de ce » matin avait son bon côté... d'abord il était très- » galant. — Il ne m'a pas lait cet effet-là! Ha çà , » mesenfans, je ne puis pas rester long-temps à » Paris... il faudra bien employer le peu de jours )) que je vous donnerai... Il fout me faire voir ce » qu'il y a de plus curieux... je ne serais pas iaché » non plus d'aller au spectacle... — Je vous y mè- )) nerai , mon père. — Soyez tranquille, papa De- » ligny , nous vous amuserons... Si nous pouvions » vous faire tout voir en un jour, nous le ferions,

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» pour vous amuser plus vite ! — Mais il me semble » que ce quartier est un peu éloigné du centre de » Paris? — - Eloigné !... non, monsieur , il en est le » cœur au contraire!... vous êtes entre la citéBeau- » jon et la ville de François I^^ ; vous avez tout » sr)us la main ici... Tare de triomphe... le jeu de » boule. . . les maisons de santé , le chemin du bois de » Boulogne I . . . Il est impossible d'être dans un quar- » tier plus commode!... — Mais le Palais-Royal! C'est )) que nous autres provinciaux nous ne connaissons » que cela dans Paris. — Eh bien! le Palais-Pioyal » est ici à côté... à deux pas, en marchant un peu » vite. — Voyons, mesenfans, ce soir quemeferez- )) vous voir?... est-il encore temps d'aller au spec- » tacle? — Certainement... oii voulez- vous aller? — » Au meilleur. — Au meilleur ?. . . ça dépend du goût : » êtes-vous romantique ou classique? — Qu'est-ce » que c'est que ça, mon fils? — Mon père, ce sont » deux genres différens... — Haçà, papa Deligny, » vous êtes un peu en arrière... est-ce que vous ne » lisez pas les journaux dans votre petite ville? — » Oui, le Journal des Agriculteurs y et il ne m'a ja- )t mais parlé de ces genres-là. — Alors il faut mener » ton père à l'Opéra : on donne lo. Muette de Portici; » vous serez content, papa Deligny^ c'est le seul » opéra qui ne m'ait pas fait bâiller... Et puis des » danses délicieuses... des danseuses qui font des pi- » rouettes sans poser les jambes. . . et des poses, ah ! . . . » avez-vous une bonne lorgnette?... A l'Opéra, nous » avons des habitués qui ont presque des télescopes » pour mieux apprécier les objets. . . — Dubois , cesse

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y> donc tes folies... il faudrait nous avoir une voi- » ture... — Parbleu, je vais demander la tienne... » — La sienne! « s'écrie mon père, « comment » mon garçon tu as une voiture ? — Mais non , mon » père... c'est une plaisanterie... — Quand je dis sa )) voiture, papa Deligny, je veux dire celle dont il » se sert habituellement... ce qui revient au même. »

En disant cela, Dubois ordonne toutbas à Lapierre de nous avoir une citadine. Je vois bien que ce soir il me sera impossible de quitter mon père , et par conséquent d'aller chez madame Luceval. Il faut me résigner; demain je trouverai bien un moment pour aller la voir... D'ailleurs mon absence aujourd'hui me servira peut-être mieux que ma continuelle assiduité... Les femmes sont si singulières; ce n'est pas toujours en leur montrant le plus d'amour que Ton parvient à les charmer.

Nous attendons plus de vingtminutes avant d'avoir une voiture, parce qu'elles ne sont pas tout près de l'allée des Veuves. Heureusement nous sommes restés à table, et Dubois fait causer mon père, qui cependant s'écrie plusieurs fois : « Ta voiture d'habitude » n'était donc pas près d'ici ? »

Enfin Lapierre revient ; il me dit à l'oreille qu'il n'a point trouvé de citadine; mais il nous amène un fiacre ; nous nous en contenterons.

Nous descendons ; madame Ledoux était dans la cour, elle nous faii de belles révérences; mon père me demande quelle est cette dame, et Dubois répond que c'est ma femme de confiance. Mon père veut aller lui faire compliment de la manière dont elle

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lient ma maison; mais je Tentraîne vers la voiture en lui disant que le spectacle sera commencé.

Nous sommes tombés sur le fiacre le plus sale, et les rosses les plus maigres de Paris : mon père trouve que ma voiture d'habitude va bien doucement. Dubois lui répond : « C'est par prudence, monsieur; il » y a tant de monde par ici. . . il ne faut écraser per- » sonne. »

Mon père met la tête à la portière. Nous sommes dans les Champs-Elysées, et il ne passe personne : je crie au cocher de se presser , il fouette en vain ses chevaux. Mais mon père ne s'ennuie pas avec moi qu'il n'a pas vu depuis long-temps, et au bout de trois quarts d'heure nous arrivons enfin à l'Opéra.

Nous nous plaçons à l'orchestre. Mon père est tout au spectacle. Dubois ne cesse de bavarder, il faitses réflexions si haut qu'il incommode tous ses voisins; et lorsqu'on murmure, il regarde chacun d'un air insolent comme s'il défiait le public en masse. Je ne suis occupé qu'à le faire taire, je ne serais pas content qu'il nous fît avoir quelque scène.

Je lui dis à l'oreille de se rappeler que mon père est avec nous, et il me répond tout haut : « Il n'y » a pas de mal que ton père voie que tes amis sont » des lurons à qui l'on ne fait pas peur. »

Après le second acte, je parviens à faire sortir Dubois avec moi ; je le mène promener dans les couloirs des quatrièmes, j'ai mon projet; en effet nous rencontrons par-là deux minois chiffonnés que Dubois prétend avoir vus quelque part. Il remarque que ces dames entrent à l'amphithéâtre des qua-

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trièmes et qu'il y a de la place derrière elles. Aussitôt il me quitte le bras en me disant : « Mon ami , » je t'ai consacré toute ma journée; ton père est en » sûreté à l'orchestre, permets-moi de donner le » reste de la soirée aux amours. Voilà deux petites » mères qui m'ont l'air de savoir que les enfans ne » se font pas par l'oreille; je vais me placer près » d'elles... ça ne te fâche pas? — Non, vraiment... » adieu; à demain. »

Je m'éloigne , enchanté d'avoir laissé Dubois aux quatrièmes. Avant de retourner près de mon père , j'entre un moment au foyer. J'y ai fait à peine deux pas que je me trouve en face de Jenneville et de madame de Rémonde.

Je ne puis passer sans leur dire bonsoir. Les yeux de la belle Herminie me feraient peur, si nous étions en tête à tête... S'ils pouvaient lancer la foudre, à coup sûr je serais déjà réduit en poussière. Je feins de ne point voir leur courroux, mais je remarque que Jenneville me regarde d'un air ironique : ce n'est plus de l'amitié que je vois dans son accueil , c'est un tout autre sentiment.

« Comment ! . . . vous êtes à l'Opéra ? » me dit Jenneville d'un ton persifleur , « par quelhasard... vous » qu'on ne voit plus dans le monde.. . qui fuyez les » plaisirs bruyans pour vous consacrer entièrement » à la dame de vos pensées ! — Ah I il paraît que la » dame qui occupe monsieur lui a permis d'aller ce » soir au spectacle, «ditHerminieen riant avec effort.

Je tâche de prendre un air impassible en répondant : « Si je ne vais pas plus souvent dans le monde,

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» c'est qu'apparemment cela ne me convient pas... » Si je m'occupe de quelque dame, il me semble » que cela ne regarde personne, et que je suis maître » de faire ce qui me plaît.

» — Aussi, mon cher ami, n'a-t-on nullement » envie de vous détourner de l'objet de vos affec- » tionsl.. — Monsieur place trop bien son amour, » pour qu'on ait jamais la pensée de le troubler!... /) — Je crois , madame , qu'il serait heureux pour » beaucoup de personnes de le placer aussi bien. »

Madame de Rémonde se mord les lèvres et rougit ; Jenneville rit, et reprend : « Oli! mon cher , c'est » que votre passion fait plus de bruit que vous ne » croyez. »

Je me trouble malgré moi, car je vois bien que tout cela ne m'est pas dit sans motif. Mais on a commencé le troisième acte, Herminie entraîne Jenneville, qui en s'éloigiiant me dit : « J'irai vous i^ire » mes complimens et mes remercîmens. »

Saurait-il que c'est chez sa femme que je vais tous les jours?.. Qui donc a pu le lui dire?... lui qui s'occupe si peu de ce que fait sa femme. Ah! s'il en est instruit, c'est par madame de llémonde... Cette femme-là me déteste , maintenant ; elle fera tout ce qu'elle pourra pour me tourmenter... Cependant, elle-même , comment a-t-elle su cela ? mais à Paris , avec de l'argent, ne sait-on pas tout ce qu'on veut ! . . .

Je retourne près de mon père ; pendant qu'il s'occupe du spectacle , je ne songe qu'à la conversation que je viens d'avoir avec Jenneville et sa maîtresse ; niais je me promets bien de n'en point parler à Au-

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