I.B MARI ST L*A14lfT
• 0a se permette... Ah! fi quelle hor-
» reur!... ua homme quia de Téducatioa , » donner dans le torchôp»!».* Je n'aurais n jaoïaîs cru cela! ...^-Gomment, madame!
>> mon fils n'est pas ici^ehez lui!... — Non,
» moôdieur , il est diez moi ; et encore
» n est-ce que par bonté de ma part,.., mais » TOUS arriviez,.... ou voulait vous feire » croire qu'on était riche , vous cacher le » mauvais état de se6 affaires... Moi, je me » suis prêtée à cela , parce que j'ai cru » qu'on avait des mœurs;... mais il faut » qu'on me rende oe logement ce matin » même.... Le siguor Delzini va revenir. »..
» Unecuisinière!.., une dempiselle Girard!... » c'est indécent!...
n — Pourquoi vous pas toujours vouloir » guérir moi?« dit l'Anglais avec fureur, tandis que mon père , qui commence à de* viner une partie de la vérité , se promène avec agitation dans le salon.
«Un instant, dit Dubois , qu'avez- vous » d'abord? — J'ai déjà dit à monsieur que «• je avais le v;er tout seul.,. — Ah!... ah!... m. fj.
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n ah!.... j'enleads.... C'est le ^ev solitatre- » que vous voulez dire? — JTeSy yes,.. le » solitaire tout seul ! . . . — Et vous venez pour » q^i'oa vous guérisse. — Parfaitement, je » voulais plus du tout garder le solitaire ! • • • n — Eb bien, milord^ ayez la complaisance » de repasser ici dans quelques jours ,' moa- » sieur n'est pas le médecin étranger que vous n demandez ; le savant docteur est absent ^ » mais il reviendra , et alors je ne doute » pas qu'il ne vous ôte tout ce que vous i> voudrez; en attendant, ayez la bonté de » vous en aller vous et votre solitaire; c'est » ce que vous pouvez faire de mieux. »
Ce n'est pas sans peine que l'on fait comprendre à l'Anglais que le docteur est absent; enfin il se décide à s'en aller, et madame Ledoux le reconduit elle-même jusqu'à la porte de sa maison.
C'est en ce moment que je reviens ; j'é* tais dans le ravissement , je venais encore de voir Augustine , tout semblait m'annoncer que j'étais aimé , et je me promettais déjà de trouver le soir quelque prétexte
LE K&RLET L*AHAI<IT. 1Q#
pour retourner chez elle. Mais ea enlraiit dadt Tappartement où est mon père, je m'aperçois que , depuis mon absence , les choses ne sont plus dans le même état.
Dubois me fait des signes , des grimaces , auxquels je ne comprends rien , mais mon père vient à moi , sa figure est sévère , et je vois qu'il n'a pas cette fois des complimens à me faire.
« Mon fils, pourquoi m'avez-vous trompé^ » pourquoi m'avez-voùs dit que cette mai*- » son était à vous ? pourquoi m'avez-vous » conduit dans un logement qui n'est pas le » vôtre?... Est-il vrai que loin d'être à votre 9 aise, vous ayez mangé tout le bien d& » votre mère?... Allons, parlez, monsieur, >» et cette fois dites-moi la vérité. »
J'étais si loin de m'attendrez à cette brusque sortie , que je reste muet j je ne 6ais que répondre. Mais enfin la vérité l'emporte, et je m'écrie : « Oui , mon père, je » vous ai trompé... Mais si la fortune m'a » été contraire , je puis vous assurer qu'il }> n'y a point de ma faute ; j'ai été la dupe
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)» de fripons ; j*ai mis ma confiance daos » des misérables, voilà tout mon malhoMt...
9 Du moins,, je ne dois rien à personne, et n votre fils n'a point flétri l'honneur de )> votre nom.
» — Oui , monsieur , s'écrie Dubois ; » vous ave£ dans ce fils*là un des plus bra* » ves garçons qui existent. Une probité u intègre, une réputation sans tache , papa ««Deligoy , cela vaut bien trente mille livres » de rentes. Parbleu ! si votre fils avait voulu » faire comme tant de gens qui brillent n dans le monde, il aurait calèche, ca« » briolet, maison, domestique !••• Mais , i> comment aurait-il acquis tout cek?.... Il » y a tant d'intrigues , tant des fouiberies » dans les affaires... Maintenant être pau<> » vre, c'est prouver que Ton a conservé 3» une vertu sévère,... et , au lieu de gron- » der votre fils , vous devriez lui faire com* » pliment de ce qu'il n'a plus rien«
n — Je vous conseille de parler , mon- », sieur, après la manière dont vous vous « conduisez!... Mais je dois me taire,... je
Lï mkM BT % AKAHT» SOI
» a*«i PAS été i>lus sagç qiije y ous , et lorsque , » ilaBs %me seuliô ji^uroée» j'ai fait mow » toèiile tapi de soiçt^jes , j'aurais nia v^ÀÎse ». ^âo^j&ir^pi^îiûaaâer le^ ajutr^s. Paul, je 1» . ?4iis repftrûr. — :Quai! mon pèrçj déjà!-.* » 7^-r>OW:^UF-le-cliainp , j*ai bien assez de » tan Paris. Yeux-tu me auivre? — Mou » pénre,'dS ùio reste encore de quoi vivre » ici, modestement à la térité, mai^ ceto » mefovce à être sag^, rangé , économe, •«• » et|e m'en trouve plus heureux. — C'est » £3f t bien ;••• mais n'attends pas de secours • de xnoi^ jie me demande pas un sou !
i Tu as mangé dix mille francs de rente m » C'est bien assez ; quand tu n'auras plus » rien> Tiens habiter avec moi, dans 014 » petite ville; tu verras qu'on peut y être » tout aussi heureux qu'à Pari^ , et que cela
» coûte beaucoup moins cher Fais-inoâ
» cher^oher un fiacre ».•• et vite toic dili- » genÊes..4».. I#a voiture ne part qu'à neuf » heures^ s'il y a encore une placQ , je pars I» 8ur4e*champ. Je me $puvieadrai de ce » voyi^e» et de ma journée d'hier. »
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Je ne cherché {►as à retenir môftlpère ^ et Dubois me dit à Foreille : « Mon «mi , » c'est à moi que tu dois ce brusque départ.
» Ton père s'est tant amusé hier ake^mci , N qu'il sent que c'est assez polir tiQe fois... » Ça se trouve bien , puisque maMme Le^ n doux nous met k la porte... » '^i '•
Je n'ai pas ]e temps de lui dfémander d'autres explications. Mon père 'a déjà vefait son sac de nuit. Le fiacre est venu , je monte dedans avec lui , et nous arrivons bientôt aux voitures^ où j'apprends ayee joie qu'il y a encore une place. J'ai doiiné à* mon père ma nouvelle adresse ^ jô' lui promets d'alleir le voir cet été, il m'em^ bràss^'et va monter en voiture^ mais avant de partir il me dit : u Mon ami , tu âs' fait I» des foliesi.. je dois te pardonner; j'en ai h bien fait encore, moi, grâce à ton mau- » vaisMjet de Dubois. Mais pour -te ranger , V mon fils ,' il n'y a qu^uu moyen/ c'est de n te marier, etje^vaism'occuperdetetrou- » ver ce qu'il te feut. » Je ne réponds rien à mon père, et j*e le laisse monter. iât| voi*
U KAftl ftT l'aSAHT. SOS
ture. J*ai pour principe qu'il faut le moins possible contrarier les gens , même quand * on n'a pa:s dessein de -foire leur volonté.
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