FORCE PHYSIQUE DE LA FEMME
J’ai vu souhaiter d’être fille, et une belle fille, depuis treize ans jusqu’à vingt-deux, et après cet âge de devenir un homme.
(La Bruyère, Les Femmes .)
Voilà, pour le physiologiste comme pour le philosophe, la source de tout le mal. La Bruyère a mis le doigt sur la plaie. Les femmes veulent avoir la force physique en partage; elles veulent, pour l’intelligence, être sur le pied de l’égalité avec l’autre sexe; elles veulent, dans la société humaine, diriger, dominer Elles veulent
être des hommes! Étrange aberration!
Quel témoignage plus frappant peuventelles donner de leur infériorité dans l’in-
force physique
terprétation et l’appréciation des choses de ce monde ! Il y a, en tout cela, il faut l’avouer, beaucoup de notre faute, à nous autres hommes, qui avons encore si peu fait pour les éclairer, pour leur tracer leur véritable voie ; et quel enseignement pour nous dans ces folles aspirations !
Elles voudraient bien pénétrer sur le terrain de la politique, — les pauvres femmes ! Plusieurs de celles qui ont cherché et obtenu le diplôme de docteur en médecine ont revendiqué aussi, avec une grande ardeur, le droit de vote pour leur sexe (1). Jusqu’à présent cette revendication a peu attiré l’attention des hommes ;
m Miss Harriet Hunt, qui est morte récemment à Boston et qui fut une des premières femmes américaines qui se soient livrées a l’exercice de la médecine, fut en outre la promotrice de la revendication des droits politiques de la femme. Elle refusa de payer patente, déclarant qu elle ne voulait payer aucun impôt tant qu’on ne lui reconnaîtrait pas ce qu’elle appelait son droit de voter.
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et il faut espérer, très-lieureusement pour la plus belle moitié du genre humain, qu’elle ne sera jamais une réalité. Mais le champ de la médecine a été laissé librement ouvert à leur ambition féminine, et elles s'y sont précipitées, croyant faire acte de haute virilité en se mettant en lutte avec l’homme, comme le dit mon jeune correspondant, M. P***, « pour l’une des plus importantes fonctions sociales », la pratique de la médecine.
Avant d’aborder l’examen critique des opinions et des faits qui ont été mis en avant pour appuyer la doctrine de la femme-médecin, et que j’ai eu soin de réunir dans ma dernière Causerie confraternelle, il est nécessaire que je fasse ma profession de foi. Mes adversaires pourraient voir en moi un ennemi des femmes.
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Ce serait une grosse erreur. Bien loin de là, je le déclare tout haut et sans rougir, je les ai toujours beaucoup aimées et, par-dessus tout, respectées. Et ce sont précisément ces sentiments de sincère affection et de profond respect qui m’ont inspiré le désir de les arracher, — puissé-je au moins y contribuer ! — à la voie ridicule et dangereuse dans laquelle je les vois à l’envi et si inconsidérément s’engager.
Une autre pensée plus élevée encore m’excite et m’encourage dans cette tentative, c’est une pensée d’intérêt social. La femme a une tout autre et bien plus belle mission à remplir que celle d'exercer la médecine en délaissant et foulant aux pieds ses devoirs les plus naturels, les plus impérieux, les plus féconds. Je ne terminerai point l’argumentation que j’entreprends, sans dire quelques mots de
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cette grande mission, à laquelle se rattache presque entièrement l’avenir de l’humanité.
Il faut tout d’abord établir un premier point, c’est que tout ce que j’ai avancé dans mes précédents articles sur la femmemédecin, à part quelques détails, qui ne changent rien au fond de mes appréciations, est marqué au coin de la vérité et de la bonne foi. C’est ce qui ressort clairement des propres paroles de mes opposants. Ma savante adversaire, Mistriss Hoggan, docteur en médecine, me dit que Miss Garrett, actuellement Mistriss Anderson, n’a point soutenu de procès pour se faire inscrire comme étudiante dans un collège médical, soit à Londres, soit à Edimbourg. A cet égard, j’ai donc été mal renseigné; mais je le regrette pour Miss
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Garrett. C’eût été un acte de vigueur, qui n’aurait fait qu’ajouter à son caractère, l’accentuer davantage, et dont elle pourrait à bon droit se parer. Je ne m’arrêterai point sur les quelques autres inexactitudes qui me sont signalées, car elles sont tout à fait insignifiantes. Je puis donc dire que mes récits et mes remarques reposent sur des événements et sur des faits vrais, incontestés, et qui désormais appartiennent à l’histoire. Cela posé, entrons dans le fond du débat.
Lorsqu’on fixe sa pensée sur la question si intéressante et si délicate de la femmemédecin, la première objection qui se présente à l’esprit, c’est celle de la faiblesse physique de la femme, à laquelle vient s’ajouter la considération des fonctions
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naturelles spéciales, qui sont pour elle une source d’indispositions et d’entraves. Comment pourra-t-elle toujours répondre à toute réquisition, de nuit comme de jour? L’exercice de la médecine exige des forces physiques relativement considérables ; il est incompatible avec une constitution débile, nerveuse ou maladive.
Cette vérité, personne ne la conteste; elle se vérifie tous les jours. Il suffît d’ouvrir les yeux, de regarder et de voir. Il s’en faut de beaucoup que les hommes eux-mêmes soient tous doués de la vigueur de corps et d’esprit nécessaire. La femme est donc inapte à la profession médicale par cela seul qu’elle est physiquement et organiquement plus faible que l’homme.
Il va sans dire qu’on doit écarter ici les exceptions. On sait fort bien qu’il y a des femmes hautes de taille, douées d’une
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puissance, musculaire considérable et d’une grande force de résistance, et des hommes petits, débiles et de complexion délicate. Mais ce n’est pas en s’appuyant sur les exceptions que l’on peut fonder, avec sûreté, les institutions sociales.
Les partisans de la doctrine de la femme -médecin reconnaissent implicitement tout ce qu’il y a de vrai et de fondé dans cette objection de la débilité féminine, car un de leurs grands arguments consiste à dire que, si la femme, pour son développement, était placée dans des conditions favorables, elle ne serait point inférieure à l’homme, même pour la force matérielle. Il y a, dans cette étrange et si fausse assertion, un double aveu : c’est admettre, instinctivement et par la force des choses, d’une part, qu’une grande vigueur est indispensable pour pouvoir
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pratiquer la médecine sans succomber à la peine, et, d’autre part, que la femme, au moins dans l’état actuel de la société, est douée de vigueur à un bien moindre degré que l’homme.
Ici, je puis arrêter tout de suite mes adversaires. En effet, de quelque manière qu’on envisage la question, ils se hâtent trop. Ils se plaignent de la funeste hygiène à laquelle les femmes se laissent aller, de leur éducation physique et morale mal dirigée, de la débilité constitutionnelle et des aptitudes morbides qui en sont la triste conséquence. Jusque-là, ils ont cent fois raison. Mais qu’ils commencent donc • par travailler à réformer ces usages désastreux, — et dans cette réforme nous les seconderons de toutes nos forces, — qu’ils parviennent à faire adopter le mode d’éducation qui doit donner aux femmes une
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constitution robuste ; et qu’ils ne les lancent pas, avant d’avoir tout fait pour développer leurs forces, dans une profession dure, pénible, pleine d’émotions et de fatigues, où la seule perspective, pour le plus grand nombre, sera de s’y briser. Si l’on devait, ce qui me paraît absurde et déplorable, ouvrir à la femme la carrière de la médecine, il serait logique, rationnel, et surtout humain, de la préparer avant tout pour cette terrible carrière.
Mais, est-il permis de dire que, si la femme était placée, pour son développement, dans des conditions favorables, sa puissance physique ne serait point inférieure à celle de l’homme? Ce sont pourtant des médecins, c’est-à-dire des anatomistes et des physiologistes, qui mettent en avant un aussi choquant paradoxe.
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Prenez l’homme et la femme , à l’âge adulte, dans les conditions les plus naturelles, et comparez. Que voyez-vous ?
Du côté de l'homme une haute taille, des os volumineux et puissants , une poitrine largement développée, servant d’appui à des muscles riches en fibres musculaires, un bassin peu large, offrant de solides attaches à des muscles vigoureux, sans apporter aucune gêne dans les mouvements.
L’ampleur de la poitrine et de la respiration est à la fois la source et l’indice de la force. C’est ce qui est d’une grande évidence dans les accès d’asthme , où l’on voit des hommes robustes, athlétiques, qui, en partie privés de respiration, ne pourraient pas même lutter avec un enfant.
Du côté de la femme , une petite taille , des os minces et moins résistants , une poitrine étroite et, par conséquent, une
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ampleur moindre de respiration et un point d’appui moins puissant pour les forces musculaires, les muscles réunissant moins de fibres et par conséquent moins forts , des mamelles qui encombrent la partie antérieure du thorax et qui viennent encore, par la gêne qu’elles apportent à leur action, diminuer la force des membres supérieurs, un bassin large, dont les dimensions imposent une direction oblique et désavantageuse aux fémurs et enlèvent une partie de leur précision et de leur sûreté aux mouvements de progression.
Cette comparaison sommaire, mais suffisante, ne fait-elle pas naître invinciblement, dans l’esprit de l’observateur, l’idée de fonctions tout à fait différentes pour l’un et l’autre sexe , et de deux rôles parfaitement distincts à jouer dans la société?
Que feront sur les formes de la femme
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les conditions favorables qu’on invoque ? Avec leur aide, on obtiendra certainement des os moins fragiles , des muscles plus puissants, un sang plus riche, un système nerveux moins excitable , une santé plus robuste et meilleure à tous égards , et ce sera un grand bienfait pour le monde. Mais ces conditions favorables feront-elles que l’accroissement de la femme en hauteur subira une augmentation, que la poitrine sera plus ample et privée de mamelles , que le bassin sera ramené aux dimensions avantageuses de celui de l’homme? Mais alors , il n’y aurait plus de femmes ! Les formes de la femme sont impérieuses ; elles sont en harmonie nécessaire avec le rôle qui lui a été dévolu dans l’ensemble de la création. Quoi qu’on fasse, les femmes resteront toujours avec les dispositions organiques qui en font des mères , des nour-
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rices, et, de plus, des êtres inférieurs aux hommes pour la force physique. Soutenir le contraire, c’est insensé î Nous avons d’ailleurs bien des preuves de ce que j’avance. L’expérience s’est faite dès les premiers temps du monde et se fait encore tous les jours. Remontez, si vous le voulez, aux siècles antiques; voyez ce qui se’passait chez les anciens Grecs, où les jeunes hiles n’étaient pas élevées plus mollement que les jeunes garçons. Les femmes étaient-elles égales aux hommes en vigueur, faisaient-elles partie des armées, étaientelles le sexe fort? Et de nos jours, chez les peuplades sauvages, les femmes, auxquelles on ne reprochera pas de subir les influences débilitantes de notre civilisation, se laisseraient- elles abaisser au rôle de bêtes de somme si elles étaient seulement égales en force à leurs maîtres?
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On peut pousser la démonstration encore plus loin, et demander un argument indiscutable à l’histoire naturelle de l’homme. Tous les accoucheurs savent que, à terme , le fœtus mâle est généralement plus volumineux que le fœtus du sexe féminin, et que ce plus grand; volume est souvent une cause d’accidents, soit pour la mère, soit pour l’enfant, chez les primipares. Des recherches récentes, faites en Anglerre, sur le poids du corps humain à différents âges, viennent compléter ce document. En moyenne, après leur naissance, les garçons pèsent un peu plus, et les filles un peu moins de 6 livres anglaises. Pendant les douze premières années, le poids des deux sexes est presque égal ; mais, après cet âge , l’homme acquiert une prépondérance décidée. Ainsi les jeunes gens d’une vingtaine d’années pèsent en moyenne 143
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livres anglaises, tandis que les jeunes femmes du même âge ne pèsent que 120 livres.
Ne mettons en ligne de compte que le volume et le poids du nouveau-né, puisque plus tard on pourrait invoquer les prétendues influences atrophiantes de notre civilisation sur la femme. Il ne résulte pas moins de ces faits , de la manière la plus évidente , que , primordialement , originellement, dans l’ordre invariable de la nature, la masse de matière et par conséquent la dose de force dévolue à l’homme sont plus considérables que celles qui appartiennent à la femme, et qu’il est tout à fait invraisemblable que cette différence puisse jamais s’effacer.
A cette notion de la force nécessaire pour exercer une profession pénible et fatigante vient naturellement se rattacher
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celle des fonctions spéciales , qui si souvent empêchent la femme de participer à la vie commune , soit en brisant momentanément ses forces , soit en réclamant, pour un temps plus ou moins long, l’intervention de tout son être. Aussi doiton considérer comme l’expression d’un sentiment très-juste, très-pratique et trèshumain, le verdict de la Société obstétricale de Londres, que j’ai fait connaître aux lecteurs de l’Union Médicale : « .... Les femmes sont inaptes à supporter, pendant leurs époques menstruelles, pendant leurs grossesses, pendant toute la période de la puerpéralité, les fatigues physiques et les angoisses morales de la pratique obstétricale.... » Mais ce verdict a une bien plus grande portée que celle qui lui a été assignée par la Société obstétricale. C’est à tout l’art de guérir qu’il s’applique, aussi
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bien à la pratique de la médecine et de la chirurgie qu’à la pratique des accouchements. Car quelle est la branche de la profession médicale qui est exempte de fatigues, d’excursions nocturnes, de troubles matériels de toute nature , d’émotions , d’angoisses et de secousses morales ?
Or, peut-on croire que la femme-médecin, pendant ses époques menstruelles, affrontera sans danger les labeurs et les scènes émouvantes de la pratique? Dans une foule de cas, une impression vive peut troubler l’émission naturelle des règles et devenir, par là, une source de maladies graves. Pour la femme-médecin, ce danger sera incessant. Il serait bien inutile de chercher à développer ici cet argument, qui ne peut guère trouver d’adversaires sérieux. Cependant, comme dans une discussion de la nature de celle à laquelle je me
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livre en ce moment, il importe d’apporter, à l’appui des propositions contestées , des preuves directes qui doivent frapper vivivement les esprits, je citerai le travail très - intéressant que M. le professeur Lorain a publié récemment , dans les Archives générales de médecine, sur le sujet très-grave des émotions soudaines chez les femmes développant instantanément des troubles nerveux persistants : hystérie , chlorose , chorée , paralysie agitante ! Les femmes dont les observations sont relatées dans le mémoire de notre savant confrère étaient en pleine époque menstruelle. Sous l’influence d’une simple émotion , d’une simple frayeur, l’écoulement s’est arrêté brusquement, et cet arrêt des règles a marqué le début de la maladie. — Et, pendant les grossesses de la femme-médecin, les émotions professionnelles ne
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seront-elles pas une cause fréquente de fausses couches?
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de rappeler à mes adversaires quel obstacle les accouchements de la femme-médecin mettront à l’exercice de sa profession. À cette occasion, qu’il me soit permis de raconter une petite anecdote que je lisais, il n’y a pas longtemps, dans un journal de médecine français.. Une dame, prise des douleurs de l’enfantement, envoya chercher sa sage-femme. Celle-ci était ellemême au terme de sa gestation. Cependant, elle se mit en route pour aller remplir son devoir professionnel, et arriva chez sa cliente. Mais, à peine arrivée, soit secousse de la route, soit émotion, voilà le travail de l’accouchemeat qui se déclare chez elle ! Il fallut la coucher sur un lit dans une chambre voisine 1 Voyez-vous le ta-
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blcau ? Entendez — vous le duo des cris provoqués par les douleurs expulsives? Puis deux enfants s’efforçant de venir au monde en même temps , et tous les gens de la maison ne sachant où donner de la tête ? Pourquoi donc vouloir à toute force violenter les lois de la nature ?
On se préoccupe en ce moment, avec grande raison, de la question de l’allaitement maternel. En vérité, en approfondissant les choses, on est tenté de consideiei comme cruellement coupable la mère qui refuse de remplir ce devoir sacré. Eh bien, la pratique de la médecine, n’estce pas la négation de ce devoir sacré pour la femme-médecin? Et ne serait-il pas déplorable de voir toute une classe de la société s’y soustraire?
Après tout ce qui précède, j’en appelle
gg y OP,CE PHYSIQUE L'E LA FEMME
à la raison, au bon sens, à l'humanité de Mistriss Putnam-Jacobi, de mistriss Garrett- Anderson , de Mistriss Hoggan , du docteur Gaillard Thomas (de New-A ork), de mon jeune contradicteur , M. P > est-il sage d’entraîner la femme, sans égard pour les obstacles et les dangers qui découlent de sa faiblesse originelle et de ses fonctions génésiques, dont il lui est impossible d’éluder le pénible accomplissement, dans le rude sentier de la profession médicale?
Voilà pour le côté anatomique et physiologique du débat. Dans une prochaine Causerie confraternelle, j’aborderai la question, plus délicate encore et plus périlleuse pour moi, de l’intelligence féminine.