INTELLIGENCE DE LA FEMME
Examinons maintenant l’intelligence de la femme au point de vue de l’étude et de l’exercice de la médecine.
Le sujet de l’intelligence de la femme, même renfermé dans ces limites, est encoie si 'vaste et si complexe, qu’il faudrait, pour le tiaiter complètement, de longues et piofondes méditations et de nombreuses pages. Je me bornerai nécessairement à un coup d œil rapide. J’espère toutefois y
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trouver de nouvelles preuves à l’appui de mon opinion sur la femme-médecin.
Une question préalable se présente.
Mon jeune contradicteur, faisant allusion au jugement que j’ai porte sur les thèses de Miss Garrett et de Miss Putnam, qui n’ont présenté, suivant moi, qu’un mérite de second ordre, me fait remarquer que si, jusqu’à présent, les hommes se montrent, en général, supérieurs à leurs condisciples féminins dans les difficiles travaux de la médecine, il faut chercher la cause de cette supériorité dans la supériorité de l’instruction qu ils reçoivent de la société, comparée à l’instruction si peu généreuse . qui est accordée aux femmes.
Il y a beaucoup de vérité dans cette proposition ; mais ce n’est pas la vérité absolue.
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Admettons que l’homme et la femme naissent égaux intellectuellement. La société s’empare de l’homme dès son jeune âge et lui verse les plus riches trésors des connaissances humaines, laissant à la femme les études légères et superficielles. « Nous autres hommes, dit avec raison M. P***, nous n’abordons nos études définitives, médicales ou autres, qu’après avoir, par une éducation de plusieurs années, préparé notre esprit. Dans cette longue période, qui s’étend depuis la première lettre que nous avons épelée jusqu au baccalauréat, qui clôt et constate nos études universitaires, non-seulement nous avons acquis des connaissances particulières et des sciences spéciales, mais, et c’est là le grand côté de notre instruction, nous sommes devenus aptes à saisir
la science elle-même, à généraliser; nous
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avons appris à apprendre. Où est, nous le demandons, pour les femmes, l’équivalent de cette immense préparation? »
Il est évident, et personne ne peut le nier, qu’il y a, dans cette direction si différente et si injuste des deux sexes, une cause considérable d’infériorité intellectuelle pour la femme. Je m’empresse de le reconnaître tout aussi bien que M. P Mais , c’est , de la part de mon contradicteur, un immense aveu, dont je m’empare. Si l’instruction des femmes est généralement mal dirigée, incomplète, insuffisante ; si cette instruction sans profondeur n’a point disposé leur esprit aux études fortes, et aux généralisations, qui exigent des connaissances si sûres et si variées, comment osent-elles aborder une carrière pour laquelle leur intelligence
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n’est point préparée, dans laquelle elles vont être nécessairement condamnées à se traîner à la remorque de l’autre sexe, dans une humiliante infériorité? Et comment peut-on être assez peu leur ami pour les y engager ? De même qu’il faudrait, avant tout, ainsi que je le disais dans ma précédente Causerie confraternelle, ne fût-ce que par humanité, faire adopter à la civilisation moderne le mode d’éducation physique qui doit donner aux femmes une constitution robuste, de même il serait logique, avant de leur ouvrir une scène où les plus hautes facultés de l’esprit doivent être mises en jeu, de développer au préalable leur intelligence, comme on le fait pour celle de l’homme, par une instruction complète et appropriée. Jusque-là, en tout cas, la doctrine de la femme-médecin ne saurait être qu’une doctrine d’illusions, de
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déceptions, et souvent même, je n hésite point à le dire, d’immoralité.
Cette considération puissante rejette à une époque bien éloignée de la nôtre, à moins que toutes les lois de la prudence ne soient foulées aux pieds, l’admission des femmes dans la profession médicale, si jamais cette admission doit être acceptée par la société.
Mais la supériorité de l’homme sur la femme, dans les difficiles travaux de notre science et de notre art, est-elle due entièrement à la supériorité de l’instruction qu’il reçoit de la société , à « l’immense préparation » que mon contradicteur a signalée à bon droit ; et, pour me servir des propres expressions de M. Pr % &la nature même de l’esprit de la femme lui
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permet-elle l’étude si ardue de la médecine ? »
Ici vient se poser une question que je considère comme insoluble, à laquelle je me garderai bien de répondre, car, dans 1 état actuel de la société humaine, il est impossible d’y faire une réponse catégorique, celle de savoir si l’intelligence de la femme est égalé a celle de l’homme.
L’intelligence de la femme et celle de 1 homme se correspondent évidemment sous un grand nombre de rapports ; mais, sous beaucoup d’autres, elles sont au moins très-différentes.
Au philosophe sévère, — ce ne serait pas un physiologiste, — qui soutiendrait que 1 intelligence de la femme est originellement et notablement inférieure à celle de l’homme, je répondrais, et sans
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doute M. P-’** ne viendrait point me contredire, que, s’il en était ainsi, 1 humanité serait quelque chose de bien bizarre et de bien incompréhensible. On ne verrait pas la femme, depuis la naissance du monde, se relever de plus en plus de la condition infime où sa .faiblesse physique l’avait fait tomber dans les temps primitifs et grossiers, et devenir, de plus en plus, à mesure des progrès de la civilisation, non plus l’esclave, la propriété, la sujette, mais bien l’amie, la compagne, en un mot, l’égale de l’homme dans la société. Et nous ne serions pas témoins de « ce mouvement si général et qui fait tant d’honneur à l’époque moderne, ce mouvement qui a élevé le niveau de l’éducation de la femme si fort au-dessus de ce qu elle était il y a un siècle , » que signale yp P p et que je trouve, pour ma part,
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dans l'intérêt de la femme et de la société, encore trop incomplet, trop insuffisant et et trop vague.
Mais si nous n’avons pas le droit, dans l’état actuel du monde civilisé, de dire que l’intelligence de la femme soit originellement et notablement inférieure à celle de l'homme, il est incontestable que ces deux intelligences possèdent des aptitudes diverses, qui s’excluent ; et que, pour le physiologiste, seul juge compétent en cette matière, les aptitudes propres de chacune de ces deux intelligences sont inéluctables, car elles sont étroitement liées à l’organisation même, dont elles découlent naturellement et nécessairement, au même titre que les fonctions spéciales dévolues à l’un et à l’autre sexe.
Or, pour celui qui étudie ces aptitudes si prolondément et si irrémédiablement
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diverses, il est un fait d’observation, qui paraît entièrement conforme aux lois de la nature, c’est la tendance générale de l’intelligence de l’homme vers les travaux de recherches et de raisonnement, et celle non moins générale de l’intelligence féminine, qui fait de la femme un être d’instinct et de sentiment. Jusqu’à présent, aucune expérience humaine, aucune institution sociale ne sont venues infirmer ce fait d’observation, aussi vieux que le monde. Que de choses il y aurait à dire sui ce sujet plein d’intérêt et d’enseignements utiles !
La Bruyère a écrit, dans ce sens , quelques phrases légères , mais charmantes et qui révèlent une grande finesse et une grande vérité d’observation : « Pourquoi s’en prendre aux hommes de ce que les femmes ne sont pas sa-
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vantes ? Par quelles lois, par quels édits, par quels rescrits, leur a-t-on défendu d’ouvrir les yeux et de lire, de retenir ce qu elles ont lu, et d’en rendre compte ou dans leur conversation ou par leurs ouvrages ? Ne se sont-elles pas, au contraire, établies elles-mêmes dans cet usage de ne rien savoir, ou par la faiblesse de leur complexion, ou par la paresse de leur esprit, ou par le soin de leur beauté, ou par une certaine légèreté qui les empêche de suivre une longue étude, ou par le talent et , le génie qu’elles ont seulement pour les ouviages de la main, ou par les distractions que donnent les détails d’un domestique, ou par un éloignement naturel des choses pénibles et sérieuses, ou par une curiosité toute différente de celle qui contente l’esprit, ou par un tout autre goût que celui d’exercer leur mémoire ? Mais, à
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quelque cause que les hommes puissent devoir cette ignorance des femmes, ils sont heureux que les femmes, qui les dominent d'ailleurs par tant d’endroits, aient sur eux cet avantage de moins. » (Caractères, Des femmes.)
Je ne suis pas aussi absolu que La Bruyère. Je l’ai dit, je ne crois point que l’ignorance trop générale des femmes soit exclusivement le résultat de leurs instincts moins sérieux que ceux de l’homme; je crois, comme je l’ai donné à entendre précédemment, que, jusqu’à nos jours, une direction paternelle et éclairée a manqué à la femme. Mais il est incontestable que ces instincts ont eu et auront toujours une part réelle et considérable dans les conditions scientifiques et morales de la femme. Car ces instincts sont véritablement innés, puisqu’ils sont le produit de ce qui fait la
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femme , de son système nerveux physiologiquement différent de celui de l'homme, de ses fonctions féminines et sociales différentes de celles de l’homme. Ils sont donc ineffaçables. Aucune éducation, si elle peut les modifier et les perfectionner, ne peut les faire disparaître complètement, car ce serait faire disparaître la femme ellemême.
Notre sympathique et regretté Cerise a résumé ces données générales de la manière la plus gracieuse et la plus vraie : « Exquise sensibilité, excessive mobi-
lité, extrême surexcitation nerveuse, tels sont les trois aspects physiologiques de la femme considérée dans ses types les plus complets et les plus irrécusables.
« A son exquise sensibilité, la femme doit ses principaux charmes et ses princi-
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pales vertus ; c’est ce que Rousseau, dans son Émile , a éloquemment démontré, et après lui un grand nombre d’écrivains, parmi lesquels nous devons compter l’élégant auteur du Système physique et moral de la femme. Nous n’avons rien à dire à la suite de tels maîtres. Nous résumerons leurs paroles en disant que de l’exquise sensibilité de la femme naissent la grâce de ses mouvements, son goût délicat, son aptitude merveilleuse pour les arts d’expression, son tact parfait, sa sagacité, sa prévoyance affectueuse, sa tendre et mystique piété, son inépuisable charité, et jusqu’à cette intelligence si prompte et si active que le cœur, foyer toujours ardent, électrise et alimente. C’est en vertu de cette angélique qualité que la femme fait rayonner autour d’elle , dans la famille et dans la société, d’irrésistibles et presti-
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gieuses influences. » (In Introduction au système physique et moral de la femme , de Roussel.)
Qu'on 11e dise pas que Cerise n’a eu en vue que la femme atrophiée des sociétés modernes. Cette étude est prise dans les entrailles mêmes de la nature. Une éducation plus hygiénique, une instruction plus virile auront pour heureux résultat de donner plus d’énergie, plus d’ampleur, plus de lustre aux qualités que Cerise vient de dépeindre avec une si douce éloquence ; mais elles ne les anéantiront point. Et, en vérité, ce serait dommage !
Il faut donc tenir graud compte, dans l’étude de l’intelligence féminine, au point de vue qui nous occupe, des instincts naturels et invincibles de la femme; et il résulte clairement de cette étude et de la
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connaissance de ces instincts , que l’aptitude pour les sujets graves et sérieux n’est
point, normalement, l’aptitude de prédi-
lection de cette intelligence.
Or, parmi les sujets graves et sérieux, s’il en est qui soient plus graves et plus sérieux que tous les autres , ce sont sans contredit les sciences médicales , c’est-àdire l’anatomie, au milieu des .cadavres dans les salles de dissection, la physiologie, avec les tortures sanglantes des vivisections dans les laboratoires , et même les mathématiques, sans lesquelles il n’y a ni physique, ni chimie, et, par conséquent, point de médecine. Aucun observateur intelligent et consciencieux ne peut affirmer que ces travaux soient dans la nature delà femme, quelle que puisse êtreson éducation physique et intellectuelle. Si les femmes devaient passer leurs jour-
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nées clans les conférences de droit, dans les Écoles normales, dans les hôpitaux, pour devenir des avocats, des professeurs, des médecins alors, adieu les « irrésis-
tibles et prestigieuses influences que la femme fait rayonner autour d’elle, dans la famille et dans la société ; » adieu la société! Heureusement, ces conceptions irréfléchies ne sont pas autre chose, pour les esprits sérieux, qu’une inconséquente et irréalisable utopie !
La prétendue expérience du collège d’Oberiin, que mon jeune contradicteur a citée dans sa lettre, est tout à fait sans valeur. On sait que le développement physique et intellectuel de la femme est beaucoup plus précoce que celui de l’homme.
On sait qu’avant la puberté , dont l’évolution a lieu plus tôt chez la femme que chez 1 homme, les jeunes filles sont bien
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plus fines, bien plus intelligentes, bien plus avides d’apprendre et plus dociles que les jeunes garçons du même âge. Ce n’est qu’après l’évolution complète de la puberté, quand la jeune fille est devenue une femme, quand le jeune garçon est devenu un homme, que les instincts, les aptitudes, les facultés propres de chacun des deux sexes se manifestent.
Que dire de l’argumentation tirée du Manuel du droit civil de M. Àcollas? L’auteur compare la femme, — singulière comparaison, — à l’ouvrier que le capitaliste opprime!!! Pour lui, la cause de la différence qui existe entre les aptitudes de la femme et celles de l’homme, c’est uniquement la différence de l’éducation !... « Y oilà à quoi a tenu jusqu’ici cette infériorité. »
J’ai vu des industriels qui faisaient vivre des centaines d’ouvriers, qui les traitaient
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paternellement, qui en étaient respectés et aimés. A ce spectacle, il ne m’est point venu à la pensée que ces industriels fussent des oppresseurs , et je ne sache pas que ces braves ouvriers se soient considérés comme des opprimés. Mais, en ce qui concerne la femme, franchement, dans la société moderne, par exemple dans ce Paris, qu’on a appelé, un peu trivialement, je 1 avoue, le paradis des femmes et l’enfer des maris, est-ce bien l’homme qui opprime la femme, ou la femme qui opprime l’homme ? Il y a là matière à controverse ,
— à controverse humoristique, bien entendu. Déjà, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, La Bruyère se plaignait, comme on vient de le voir, de la domination que le sexe faible exerçait sur le sexe iort ! Et puis avec quelle facilité M. Acollas tranche la question si complexe et si dif-
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ficile de l’intelligence et des aptitudes de la femme ! Cet auteur, dont je suis loin de contester le mérite sous d autres rapports, possède-t-il les notions d’anatomie et de physiologie nécessaires pour aborder cette grande question? Il est permis d’en douter. Ce n’est pas avec des vues de l’esprit, des idées sans base et par conséquent sans portée, qu’on peut espérer de réussir à l’élucider. Il faut, au préalable, des études spéciales, considérables, et des connaissances précises fondées sur l’observation attentive, longue et éclairée des faits mêmes de la nature.
Pour clore cette discussion sommaire sur ce qu’il y a au monde de plus difficile à caractériser, l’intelligence féminine, j’invoquerai encore la pensée si modérée , si conciliante, et en même temps si fine et si
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ferme, de Cerise, le médecin philosophe. Lui, au moins, au point de vue anatomique et physiologique, au point de vue psychologique et social, il possédait les connaissances indispensables pour aborder avec autorité le sujet qui nous occupe, et faire passer sa conviction dans l’esprit de ses lecteurs: « On a souvent contesté aux femmes le droit de prendre part aux travaux intellectuels dont les hommes s’arrogent le privilège. De vives discussions ont eu lieu à ce sujet entre de graves écrivains. Helvétius et Condorcet leur reconnaissent ce droit; Saint-Lambert le leur refuse.
Roussel les engage à ne point en user. Ce conseil est sage, en ce sens qu’il décide en leur faveur la question du droit, tout en les avertissant des inconvénients auxquels elles s exposeraient en l’exerçant. D’après ce que nous venons de dire de l’excessive
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émotivité de la femme , et surtout de l’empire cpie cette émotivité exerce sur les actes de son entendement, la logique ne serait pas la qualité dominante de l’aimable compagne de l’homme. Or, la logique est de rigueur quand on entreprend une œuvre sérieuse, soit qu’il s’agisse de déduire d’un principe toutes ses conséquences, soit qu’il s’agisse de s’élever de l’examen des faits à la découverte et à la démonstration d’un principe. La fixité d’un principe est en lutte ouverte avec l’instabilité des émotions; on redoute, et avec raison, le triomphe de l’élément variable sur l’élément qui ne doit point changer. Mais, dira-t-on, les principes sont des données abstraites qui n’ont aucune relation avec le sentiment; la région qu’ils occupent est en dehors de la sphère des émotions; on ne doit donc point craindre que
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l’ordre logique des idées soit troublé par elles. A cela nous répondons que pour se
maintenir ainsi, sans secousse et sans
trouble, dans la haute région des abstractions, il faut une force, une énergie que la nature donne rarement à la femme, et dont elle est même fort peu prodigue pour 1 homme. Il ne faut point prétendre à des faveurs qui s’excluent : l’homme doit laisser aux femmes les prévoyantes et rapides déterminations que le sentiment improvise ; la femme doit abandonner aux hommes les savantes et laborieuses décisions que la logique consacre. » (Ibid.)
Maintenant, je puis me hasarder à répondre à la question posée par M.
« La nature même de l’esprit de la femme
lui permet-elle l’étude si ardue de la médecine? »