‹ La femme pendant la période menstruelleChapitre 15 sur 46 · CHAPITRE IV Folie et menstruation · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV Folie et menstruation

Une autre preuve en faveur de la sympathie menstruelle, de la relation intime qui existe entre le cerveau et l'ovaire, nous est donnée par l'étude des rapports de la folie avec la menstruation.

Tous les auteurs qui ont écrit sur l'aliénation mentale, s'accordent à dire que les femmes aliénées présentent fréquemment des troubles de la menstruation, et qu'à l'approche et pendant le cours de leurs règles, même lorsque celles-ci sont normales, elles éprouvent une augmentation plus ou moins forte des symptômes qui caractérisent leur maladie.

L'importance de cette fonction chez les folles est telle qu'au dire d'Esquirol, on doit toujours conserver un certain espoir de guérison tant que les troubles de la menstruation persistent. Elle est en quelque sorte le réactif physiologique, la pierre de touche de la folie : une aliénée ne saurait être considérée comme complètement guérie tant que la menstruation n'est pas revenue à son état normal, et, pour bien s'assurer de la stabilité de sa guérison, il n'y a rien de mieux, d'après Schrôter *, que de garder la convalescente en observation pendant une ou plusieurs périodes menstruelles.

1 Schrôter. Die menstruation in ihren Beziehungen zur den Psychosen. Zeitschrift f. Psychiatrie, 1874, Bel. XXXI, p. 234, etc., etc.

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