NÉVROSES ET MENSTRUATION : GOITRE EXOPHTHALMIQUE
Aiience des émotions morales ou aux époques menstruelles, » et il rapporte plusieurs observations ' qui ne laissent aucun doute à ce sujet.
Quelques pages plus loin il continue : « La plupart des femmes qui sont affectées de la maladie de Gravrs, ont de l'aménorrhée. Chez elles, au début, la menstruation est troublée, bientôt supprimée. » Il y revient à la page 573; après avoir signalé les rapports qui existent entre les paroxysmes de la maladie et l'effort cataménial, et laissé espérer que le clinicien trouvera peut-être dans ces rapports de précieuses indications thérapeutiques, il ajoute : « La maladie, chez les femmes, semble se juger quelquefois par le retour des règles et la grossesse 2. »
Je n'insiste pas davantage ; l'auto:ïté de l'éminent clinicien doit me suffire. Pour lui, le rôle de la manstruation est si important que « l'issue heureuse de la maladie ne doit être espérée qu'à partir du moment où la fonction menstruelle est bien établie ».
Telle est l'influence de la menstruation sur le développement et la marche des névroses. Elle est assez marquée et assez fréquente pour mériter toute l'attention du médecin légiste. Les troubles menstruels et les troubles psychiques marchent si bien de pair dans les névroses, que si l'on divisait celles-ci en névroses avec troubles menstruels et névroses sans troubles menstruels, à cette division correspondrait exactement cette autre : névroses avec troubles psychiques, névroses sans troubles psychiques.
C'est là un fait curieux et qui m'a paru intéressant d'èlre signalé en terminant.
' Voir pages 573, 575 et suivantes.
* Le Dr Fallen, dans sa thèse inaugurale (Paris 1889) rapporte plusieurs cas de goitre exophthalmique, avec troubles cataméniaux et paroxysmes menstruels, améliorés ou guéris par la grossesse.