LE FOYER DOMESTIQUE ET LE FOYER NATIONAL
comme la déesse de ce feu qui est l’indispensable élément de la vie matérielle. Le foyer, où se rassemble la famille entière, devient ainsi le symbole de son existence morale. ”
La chaste matrone, associée aux fonctions religieuses du chef de famille, a sa place ordinaire près de cet autel qui, nous le verrons plus loin, est bien réellement pour elle le foyer d’où rayonnent son activité laborieuse, sa tendre sollicitude d’épouse et de mère, ses fortes vertus et ses grands sentiments; le foyer où convergent l’amour et la gratitude que lui témoignent les objets de son attachement et de ses
soins. La flamme, qui échauffe et assainit, représente
donc ici le feu sacré du travail, le feu sacré des saintes affections de la famille, le feu sacré du bien. Dans l'éclat de cette chaude lumière, la matrone nous révèle le sens de cette expression : la femme, gardienne du foyer !
Devant l'autel domestique sont aussi vénérés, nonseulement les Pénates inférieurs à Vesta, mais les esprits des ancêtres, les Lares. Et les traditions du passé sont ainsi confiées à la femme avec les soins du présent et les espérances de l’avenir. :
L’atrium verra naître les enfants de la matrone. Dans ce sanctuaire s'ouvrira le regard de la jeune fille; elle y fera ses premiers pas; elle y sera initiée au culte paternel, et, de même que son innocence soutiendra la vie morale de sa famille, de même aussi
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