‹ La femme romaineChapitre 140 sur 313 · Id, td, A2" Td · texte numérisé non relu

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Au milieu des troubles politiques qui suivirent la mort de César, et à la veille de partir pour sa légation de Grèce, Cicéron trouva encore un sourire pour son Attica qui lui faisait une petite guerre. Sans doute, il avait à se reprocher à son égard quelque négligence, bien pardonnable en un pareilmoment. Avec quel enjouement il feint de redouter la mutine enfant! Avec quelle bonne grâce il se reconnaît coupable ! Aussi l’aimable jeune fille offre-t-elle à son tour ses excuses à Cicéron qui les accepte avec tendresse. Avant de s'embarquer, il écrit à son ami : « Je désire embrasser bien affectueusement notre Attica absente; le salut que tu m’envoies de sa part m'est si doux! Rends-le-lui donc bien des fois ‘. » En route, il se rappelle encore au souvenir de la jeune Romaine : « Attica, mes délices et mes amours ?, » dit-il. Et quand la situation politique l’oblige de reprendre le chemin de Rome, il a encore une pensée pour «la très-suave Attica * ». i

Cicéron retrouvait ainsi, pour la jeune personne qu'il aimait si paternellement, quelques-unes des épithètes qu'il donnait naguère à la fille chérie qui était morte à temps pour ne point assister à la fin tragique de son père.

4. Atticam nostram cupio absentem suaviari : ita mihi dulcis salus visa est per te missa ab illa. Referes igitur ei plurimam.… Cicéron, Lettres, 161. A Atticus.

ER CAR Atticæ, deliciis atque amoribus meis. Id., id., 771, Id.

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