INSTRUCTION DONNÉE A LA JEUNE FILLE
avons déjà remarqué la présence des filles aux écoles du Forum. À mesure que la civilisation se développe, la vierge participe au mouvement intellectuel et artistique du peuple romain. Dans les familles aristocratiques, des pédagogues et des précepteurs sont spécialement chargés d’instruire la fille de la maison. La correspondance de Cicéron mentionne le pédagogue d’Attica !.
On le voit: bien que la société nouvelle se développe sous l'influence hellénique, Rome n'imite cependant pas Athènes pour l'éducation des femmes. Les Romains font au contraire participer celles-ei aux lumières qu'ils ont reçues des Athéniens, et dont ces derniers privaient leurs filles.
De la même main qui travaille la laine, la vierge romaine sait tenir le livre du philosophe, celui du . poëte, ou la lyre harmonieuse. Nous avons nommé la docte Tullie ; et nous aurons à signaler plus loin. celles de ses compatriotes qui se distinguèrent dans les sciences, les lettres et les arts.
Ajoutons cependant que, dans les familles demeurées fidèles aux anciennes coutumes romaines, le père n'osait permettre que sa fille approfondit trop les études littéraires qui, pour plusieurs femmes, avaient été un instrument de séduction ?. Ces vieux
1, Cicéron, Lettres, 566. À Atticus. Voir aussi, dans les lettres de Pline, le passage cité plus loin.