‹ La femme romaineChapitre 149 sur 313 · HORACE CHANTANT POUR LES VIERGES · texte numérisé non relu

HORACE CHANTANT POUR LES VIERGES

lisait et relisait! Combien rarement elle jouait et avec quelle circonspection !...…. Fundanus a perdu une fille qui ne rappelait pas moins ses mœurs que son visage et sa physionomie, et qui reproduisait toute la personne de son père avec une admirable similitude ‘! »

La poésie surtout était familière aux Romaines. C'était dans cette langue, depuis ses informes débuts ° ° 4 12 7? .

jusque dans son splendide épanouissement, c'était dans cette langue que les vierges offraient aux dieux les prières de leurs concitoyens. On se souvient que Livius Andronicus fut leur premier instituteur poétique ?. Un autre poëte qui était à Livius ce que le fruit savoureux est à la graine, Horace, fut aussi et le chantre et le maître des jeunes Romaines.

Rappelons-nous ici le beau vers par lequel Horace commence le troisième livre de ses odes : «Je hais le profane vulgaire et je l’éloigne. Gardez un religieux silence. Prêtre des Muses, je chante aux vierges et aux jeunes garçons des vers qui n’ont pas encore été entendus 5. »

4. Fundani nostri filia minor est defuncta ; qua puella nihil unquam festivius, amabilius, nec modo longiore vila, sed prope immortalitate, dignius vidi, etc. Pline le Jeune, Lettres, v, 16.

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