LE CHANT SÉCULAIRE ET L’HYMNE.DE CATULLE
« Toi, déesse dont la course mensuelle mesure le
voyage de l’année, toi qui remplis d’opulentes mois-
sons les rustiques abris du laboureur; « Sous quelque nom que tu préfères, sois vénérée,
et, comme de coutume, ne par ton aide L antique
peuple de Romulus ‘.
Certes, nous ne a pas, dans l'hymne de Catulle, la pompe majestueuse du Chant séculaire. Catulle, qui avait ’àme fière et libre d’un vieux Romain, Catulle ne connut pas et n’aurait pas voulu connaitre les splendeurs impériales qui rayonnaient jusque
dans le sanctuaire des dieux, et que l’ami d’Auguste
chanta ici en y joignant toutefois le souffle d’une haute inspiration morale. Ajoutons aussi que la fête
pour laquelle Catulle composa son hymne, fut assu-
rément moins solennelle que les grands jeux sécu-
laires. Quoi qu'il en soit, l’œuvre de Catulle, pour
être plus simple, n’en est pas moins empreinte d’une
e , ke , $ È k e majesté qui n'est autre que celle de la nature, et qui donne à ce petit poëme un caractère tout antique.
Mais que Catulle appelle sur la vieille Rome la pro-
tection de Diane, ou qu'Horace demande aux dieux
1. Dianæ sumus in fide Puellæ, et pueri integri; Dianam pueri integri, Puellæque canamus, etc.
Es : 7 CATULLÉ, xxxIV,