‹ La femme romaineChapitre 162 sur 313 · MILIEU MALSAIN OU VIT LA ROMAINE · texte numérisé non relu

MILIEU MALSAIN OU VIT LA ROMAINE

qu’elle disait, avec de gracieuses attitudes, les vers qu'il avait composés !. Le goût des jeunes filles pour les danses de l’Ionie est noté par Horace comme l’un des signes de la corruption romaine ?. Aussi Ovide ne manque-t-il pas de placer la danse parmi les arts qui pouvaient rendre ses élèves plus dignes de ses funestes enseignements *.

Quand Ovide, exilé, cherchait à justifier les licences de sa poésie, il disait que bien d’autres influences démoralisatrices s’exerçaient sur les Romaines. Les Pères de l’Église n’indiqueront pas avec plus de pré-

cision que ce païen si épris des vices de son siècle

tous les pièges que le séjour de Rome offrait à l'innocence : les portiques, ces élégantes promenades où se trament les intrigues qui perdent l'honneur des familles ; le Cirque qui réunit sur les mêmes gradins les hommes et les femmes, et où la jeune fille peut se trouver placée auprès d’un inconnu; le théâtre où la verve du poëte comique n’épargne ni la sainteté du foyer domestique, ni la majesté de l’Olympe; les temples, ces temples consacrés à des dieux dont les désordres encouragent tous les vices des mortels; et enfin certaines solennités du culte, telles que les jeux floraux, ces infâmes spectacles auxquels Caton eût rougi d'assister et que l’on ne dérobe pas aux

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