CON AIN
ses enfants une jeune Does -mère es ps L. de yiyre avec eux en bonne intelligence, et à qui la, mort, de; Tullie causa tant.de joie que Cicéron, indigné,:la, té pudia, La rupture du lien conjugal n’était du.reste: que trop familière aux Cicérons, Tullie S'éiai RHES séparée de son mari Dolabella }. 2o1bs exiaroitoH Mais voici la seène la plus. Un de qu’: po amenée: l'usage. du divorce. Deux. hommes, sont en. présence. si re un est Un. héros de Ja sagesse. d'autrefois : -c'est/ Caton d Utique; l'autre. est Quintus: Hortensius, let célèbre Lorateur.. Hortensius désire. ardemmentque sa: race soit honorée par alliance: de Caton, Il demande à. celui- Gi Ja main de Sa fille Porcia.. Sans doute un eh: staclo existe: Porcia est déjà mariée, à, Bibulus; elle, est mère de deux, enfants, mais. qu ‘importe à à Hortens. sius! Ce dernier développe: ne, théorie. qui n'est! autre que celle de. la communauté des, femmes: Selon. lui, la femme appauvrirait un seul mari,en le char | geant d’une trop nombreuse postérité, tandis.çqu’elle. pourrait donner utilement des. héritiers à une autre; maison ; et Si les citoyens honnêtes échangeaient de, cette manière leurs compagnes, ce. serait un excellent moyen de propager la vertu. Hortensius, propose même généreusement de rendre Porcia à som pre- 4. Voir la correspondance de, Cicéron; Plutarque, Cicéron ;
Wolf, Mulierum græcarum quæ oratione prosa usæ sunt fragmenta et elogia, etc. Gottingæ, 1739.
mier époux dés qu'elle aura rendu père le second. Il aura alôrs atteint son but : l'alliance de Caton et de Bibulus. Mais ces théories, moitié spartiates, moitié platoniciennes, ne persuadent pas Caton, et celui-ci témoione sa surprise de ce qué son ami recherche lä“main d’une femme mariée. Loïn de se déconcerter, Hortensius adresse alors à Caton la plus bizarre des propositions ‘matrimoniales! : ce n’est plus sa fille mâriée qu'il lui demande, c’est sa propre femme, Marcia, qui va devenir mère pour la troisième fois ! Et! Caton à qui iFaurait paru étrange d'énlever sa fille ‘4 son gendre pour la matieér à son ami, Caton sémblétrouver naturel d'accorder à ce dernier la main d'une épouse qu'il aime et qui doit lui donner uw nouveau ‘sage de leur alliance! Il ne met qu'une condition! à ce mariage, c’est que Philippe, père de Marcia, ne s'y oppose point.|Philippe, consulté par son gendre; agréé la demande d'Hortensius, mais en posant lui aussi une condition : C’est que le premier époux de Marcia assiste au mariagé de son successeur ét signe au contrat. Caton se soumet à ce rôle ridicule: Un jour cet homme rigide reprend sa femme : Marcia est veuve d'Hortensius, et apporte la fortune de son second mari à celui qui a été son premier époux et qui va devenir le-troisième !. Voilà
1. Plutarque, Caton d'Ulique; Quintilien, De l'institution oraloire, x, 5; Tertullien, Apologélique, xxxix; comte Franz de Champagny, les Césars. Voir aussi le onzième chant de la
ce que le divorce ne aux. plus son des Romains ! | OT
Il nous répugne 4 citer des Fine aussi scan daleusà mais, à une époque où des voix s’élévent pour demander. la liberté du divorce, il nous paraît. utile de. montrer toutes les faces de cette institution, et nous aurons; le .courage de poursuivre nos pénibles recherches. RC | JT der et
; Depuis la RS FN Sila GE jusque sous Je règne d'Auguste, Ja politique. joue run. aussi .grand. rôle dans les divorces que dans, les. mariages. Pour.s’allier.entre eux, les puissants du jour ne craignent pas, de lacérer.les nœuds les plus sacrés. Sylla qui; au. temps de ses proscriptions, enlève a ses ennemisleurs, compagnes pour. les donner à d autres. épouxs Sylla quirépudie sa, femme, parce qu'elle. est mourante; Sylla arrache jau, gendre de ;sa femme une jeune épouse près de devenir mère,,et la donne à Pompée. qui vient, à son ordre, de répudier Antistia. La mere de; celle-cisse tue pour.ne Pants survivre à l’ outrage que; subit, sa fille; Quant à la. nouvelle femme de. Pompée, elle. meurt en. mettant au monde chez son second,.mari l'enfant d'un premier hymen. Octayie elle-même, cette pure et touchante victime de la répudiation, proyoque dans un intérêt politique le Pharsale et le jugement porté sur la Marcia de Lucain par
M. Désiré Nisard : Études de mœurs et de critique sur les poètes latins de la décadence.
divorcé dé sa! propre fille, afin que son gendre puisse épouser Julie, veuve de s son fils MRC et si de l'éripéreur D AE 0 ue Aüguste qui s ‘était joué du mariage, en enlevant à an époux Livie ct l'enfant qu'elle portait! dans son sein, Auguste voulut restreindre l'abus du divorce! Aù témps où il prétendait restaurer l'ancienne Rome,’ il établit les lois Julia et Papia Poppæx, suivant: certaines” dispositions desdiélles! unie ’amendé ‘était impose" ‘celui des deux époux qui aurait été la caûüse ‘du divorcé! Mais’ Pexe xémple Octave l'emporta sur les lois d'Augustes et, en-céti; les sucvesseurs| de l'éfiperéur imitèrent si sa DH ae" ai 18! ne) suivirent SES préscriptions +: "4 eoTQ 29e 90 2qnroi sITés 1éik duc’nous venons de eitér né pérmeéttaient pas que” J'affranthie'| qür "avait épousé son! patron ee. ehélmèmé-lé divorce? mais éetté: ‘inftias ive ne tait” pas aéféndué es Foifinies ‘de Tibée” naîs ire Le téñips/n’ était plus oi l'épouse fe pouvait être qué répüdiéé, cet W'avaitipas le droit dé roripre elle méme son niätiagé. Tantque lé divorce éstrarë} lés fèmmes n'osent démander cette séparhtion Mais alors que nul journal né paraît säns qu'une cause de divorce y soit citée, alors, dit Sénèque, les nobles ét illustres fémmes « apprennent à faire ce qu'elles
1. Plutarque, Sylla, Pompée, Antoine, etc. Cf. M. le comte Franz de Champagny, les Césars.
entendent souyent !. » SI parfois elles ont de sérieux griefs contre les époux qu'elles abandonnent, il arrive aussi, suivant l'énergique expression du philosophe, «qu’elles divorcent pour cause de mariage et qu’elles se marient pour cause de divorce ?.». Tantôt, revenant au mari qu'elle a quitté, la femme le quitte encore; tantôt elle continue de s'engager dans des liens toujours nouveaux. î. Les matrones ne se bornent pas à suivre la supputation romaine des années, c'est-à-dire a compter le nombre. des consulats : elles:calculent le nombre des années d’après celui de leurs époux *. Mais encore. c'est, trop peu dire, « Huit maris en cinq automnes, » dit. Juvénal : fait digne d'une inscription. sépulcrale 5, :
ajoute-t-1l, par une allusion à cette simple, et a quente épitaphe qui, est gravée sur les tombes des dignes matrones : univira, celle qui n'a eu qu'un époux!
Vous qui, au nom de ce que vous appelez la morale,
demandez aujourd’hui le rétablissement du divorce,
1. Quod sæpe audiebant, facere HAcernr SEREqUe Bienfaits, il, 16.