Valère-Maxime, VIIT
‘ ce droit à toutes les femmes par un édit du préteur. Il vint même une époque où la femme ne put s’enga-
ger pour autrui : le célèbre sénatus-consulte Velléien eut pour objet cette prohibition .
Si, au temps de Juvénal, les femmes Faro plus la faculté de se faire entendre dans les débats judiciaires du Forum, il n’y eut cependant presque pas de procès qui ne fût causé par elles. Leur habileté juridique est comptée par Juvénal au nombre des défauts qu'il leur reproche ?.
Parmi les portraits que le poëte satirique nous a tracés de ses contemporaines, quelques-uns sont consacrés à des figures qui se rapportent particulièrement aux variétés d’un type fort répandu alors : celui de la pédante, type de tout temps haïssable, et qui, en dépit du ridicule sous lequelil a été plus d’une fois couvert, a survécu à Juvénal, et même à Molière!
Tâchons d'écouter cette femme qui, à peine installée à un repas, juge et compare les poëtes. Elle ne cause pas, elle ne discute même pas, elle discourt. Devant ce déluge de phrases, le rhéteur s’avoue vaincu; l'avocat même, et, de plus, une autre femme! ne peuvent placer une seule parole.
La femme qui affecte de savoir et de parler le grec,
1. Le sénatus-consulte Velléien a une date incertaine entre l’avénement de Claude et la mort de Vespasien. Déjà des édits d'Auguste et de Claude avaient défendu aux femmes l’intercession judiciaire au profit de leurs maris. Gide, ouvr age cité.