‹ La femme romaineChapitre 210 sur 313 · PRÉTENDUE RESTAURATION DES MOŒURS · texte numérisé non relu

PRÉTENDUE RESTAURATION DES MOŒURS

dit Sôsie, qui parait douter quelque peu de la nouvellé gloire que le roi des dieux. attribue à son maitre; mais |

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Sur telles affaires, toujours, .

Le meilleur est de ne rien dire,

ajoute prudemment l’adroit serviteur. 10) a! Par bonheur, celque-le théâtré n'avait pas lercou: rage de: dire, la chaire chrétienne.le procläma:: rappelonsnous cetillustre orateur tonnant core l’adul: tére deyant Louis XIV; : sr ooaue Tansh Jotsq

«ISipnous.étions surpris ae voir que c'est:a Rlauté que; nous devons, un, type aussi pur «que celui! de lAlemène latine; nous pourrions nous souvenirique le Romain, quelque! dépravé: qu'il: fût, 's’arrêtaith ému, et respectueux, devant. la matrone “qui! restait fidèle àses devoirs. Les poëtes, qui.ont si légèrement parlé de la femme déchue, n auraient osé profaner! la majesté d’une chaste épouse,

Il est vrai que; non pour: Plaute, : mais pour ses successeurs, Contemporains Auguste, un autre motif que celui- là s’y Joignait, ou même y suppléait. L’émpéreur, nous l'avons dit, avait annoncé l'intention de restaurer les anciennes mœurs; ses courtisans les poëtes l'aidaient officiéllément dans cette mission !, et encore. pa mers A eton tees -1ls pas de

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1. A. de Broglie, l'Église ét DU romain au 1Vè "siècle; Franz de Chan L a Y les \Césars.

cette tâche avec beaucoup de scrupule, témoin Ovide.

Si nous ne consultions que les monuments funéraires qui appartiennent à la nouvelle période des mœurs romaines, nous pourrions croire que toutes les matrones dont Les restes y furent déposés étaient dignes de leurs aïeules, et que l'amour conjugal régnait à leurs foyers. Mais quand les poëtes félicitaient Auguste d’avoir relevé le niveau moral de la famille‘, quand plus tard une Faustine se faisait représenter avec les attributs de la Pudicité ?, pouvonsnous croire toujours à la sincérité des épitaphes qui célébraient les vertus des femmes et les regrets de leurs époux? Quoi qu'il en soit, beaucoup de ces inscriptions nous attachent par une forme d’une antique simplicité et un sentiment d'émotion contenue.

« Ici repose Amymone de Marcus, excellente et très-belle, travaillant la laine, pieuse, pudique, sobre, chaste, demeurant à la maison ©. »

Travaillant la laine, demeurant à la maison, c'est vraiment la femme d'autrefois. Nous distinguons encore ces traits dans une inscription en vers qui loue aussi, chez une matrone, l'attachement de

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