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3. Hic sita est Amymone Marci, optima et pulcherrima, lanifica, pia, pudica, frugi, casta, domiseda. Orelli, 4639. Suivant un usage romain, la femme porte ici au génitif le nom de son mari. Remarquons toutefois le nom grec de la morte.
LA
l'épouse, la beauté et la grâce de: la femme, et, de
plus, ce charme particulier aux Romaines : le talent
de la conversation. |
« Étranger, ce que j'ai à dire est court. Arrête-toi et lis jusqu’au bout. Ceci est.le beau sépulcre d’une belle femme. Ses parents l’appelèrent du nom de Claudia. Elle chérit son mari de tout son cœur. Elle mit au monde deux fils. Elle laissa l’un de ceux-ci sur terre; elle déposa l’autre sous terre. D'une conversation délicate, et, en outre, d’une allure agréable, elle garda sa maison, elle travailla la laine. J’ai dit, tu peux partir !.»
Aïlleurs un mari loue « la femme pieuse, tres- « chère, et de bon conseil, » la femme dont il n’a « Jamais eu à se plaindre, et avec laquelle il a « bien et honorablement vécu ? »; ou, employant une expression que Louis XIV a rendue célèbre après la mort de Marie-Thérèse, un Romain déclare que sa compagne, « très-chaste et très-pieuse, » ne
1. Hospes, quod deico paullum est: asta ac pellige. Heic est sepulcrum hau pulcrum pulcrai feminæ. Nomen parentes nominarunt Claudiam.
Suom mareitum corde deilexit sovo; Gnatos duos creavit; horunc alterum In terra linquit, alium sub terra locat.
Sermone lepido, tum autem incessu commodo ; Domum servavit, lanam fecit. Dixi, abeiï.
EGGEr, Latini sermonis vetustioris reliquiæ selectæ.Elogium Claudiæ. ANS Conjugi piæ, carissimæ et bono consilio de qua nil quæror, cum qua vixi bene et integre, Orelli, 4630.
lui a causé « d'autre chagrin que celui de sa mort».
Un autre veuf dédie un monument à la femme « très-chère avec laquelle il a vécu dix-huit ans sans « sujet de plainte, et suivant le désir de laquelle il « a juré de n’avoir aucune épouse après elle ? ».
Une classe de ces inscriptions se rattache aux unions matrimoniales conclues entre les patrons et les affranchis. Il était loin, en effet, le temps où la fierté patricienne s’alarmait même des mariages contractés entre les nobles et les plébéiens. Pour prévenir la dépopulation de Rome, les mêmes lois qu'Auguste établit contre le célibat permirent aux personnes libres, excepté aux sénateurs toutefois, de s’allier aux affranchis qui se trouvaient dans d’honorables conditions.
Dvetie Castissimæ piissimæ.…. de qua nullum dolorem nisi acerbissimæ mortis ejus acceperat. Id., 4626. Comp. 4627 : Ex qua vir doluit nunquam nise (sic) mortem. La même pensée se retrouve dans l’épitaphe d’une affranchie de Pompée. Voir M. Egger, Latini sermonis vetustioris reliquiæ selectæ.
PARTS Conjugi karissimæ... con qua vix. an. XVII1 Sin. querella, cujus desiderio juratus se post ea uxore non habituru. Orelli, 4623. Nous ne citons pasici l’admirable épitaphe reproduite par M. Léon Renier, Inscriptions romaines de l'Algérie, 1987. Malgré la formule épigraphique Diis manibus qui, sans nulle intention d’idolâtrie, se trouve sur plusieurs tombes chrétiennes (voir le résumé des travaux de M. de Rossi, par MM. Northcote, Brownlow et Allard : Rome souterraine. Paris, 1872), nous pensons que l’épitaphe de Geminia Ingenua est celle d'une chrétienne. Les vertus évangéliques que célèbre l’épitaphe, les mots qui la terminent : Oro, ut bene quiescat ; tout nous dit que nous ne sommes plus ici dans l’élément paien. Ce cippe à été trouvé au Coudiat-Ati.