‹ La femme romaineChapitre 221 sur 313 · ORAISON FUNÈBRE D'UNE MÈRE · texte numérisé non relu

ORAISON FUNÈBRE D'UNE MÈRE

les autorisa à recueillir la succession ab éntestat d'un fils ou d’une fille qui n’aurait laissé ni enfants, ni père, ni frère consanguin. Si le défunt n'avait que des filles, sa mère concourait à l’hérédité avec cellesci. Adrien permit aussi à toutes Les femmes de tester Sans avoir rempli la formalité de la coëmption. Au temps de Marc-Aurèle, le sénatus-consulte Orphitien ajouta encore à ces mesures de progrès : Les enfants purent recueillir la succession ab éntestat de leur mère !.

Est-ce à une législation antérieure ou postérieure aux lois Julia et Papia Poppæa, qu’il faut rapporter une oraison funébre que nous allons traduire et qui contient de curieux détails sur les droits civils de la matrone? Cette longue inscription nous semble d’autant plus précieuse à recueillir que nous y trouverons aussi, avec le pieux hommage qu’un fils rend à la mémoire de sa mère, une preuve nouvelle que les mœurs d'autrefois avaient encore quelques rares adeptes au sein de la corruption romaine.

«… Ayant donné un legs à sa fille, elle institua héritiers tous ses fils également. Son amour maternel répondit à la tendresse de ses enfants par l'égalité de ce partage. Elle légua à son époux ? une somme déterminée, pour que le droit de la dot fût

1. Gaïus, Instit., 1, 115 a; Justinien, Znstit., IIT, 111, 1V, et com-

mentaire d M. tn de CHRPDRENT, les Core 2. Son second époux.

Page 1