‹ La femme romaineChapitre 229 sur 313 · Tacite, Ann., in · texte numérisé non relu

Tacite, Ann., in

2. Lampride, Héliogabale, 11; Flavius Vopisque, Aurélien, xLvnr.

féminin. Une inscription nous révèle à Lanuvium l'existence d’une Curie des femmes *.

Nous sommes loin des temps où l'influence politique de la matrone ne s’exerçait qu’au foyer. Sous l'empire romain, la femme ne se borne plus à avoir une part occulte dans le maniement des affaires publiques; elle gouverne par elle-même. Et, en remontant jusqu’au rang le plus élevé, nous verrons que l’empire de la femme sera l'empire même de Rome : l'empire du monde. Les peuples de la terre ne se contenteront pas de saluer dans la matrone l’impératrice, la mère des camps, la mère du Sénat et de la patrie ?; ils adoreront en elle la déesse et lui éleveront des autels.

1. Orelli, 3740. D’après une inscription de Fabretti, M. Boissier nous apprend qu'il existait une société féminine pour la conservation de la pudeur. Le même auteur rapporte aussi à une association de femmes l'expression qu'emploie Suétone pour désigner une réunion dans laquelle la seconde Agrippine fut souffletée par la belle-mère de Galba (conventu matronarum). Galba, v.

2. J. Capitolin, M. Antonin le philosophe, xxv1; Renier, ouvrage cité, inscr. 62, 3273, 3275; G. Boissier, ouvrage cité.

Page 1