‹ La femme romaineChapitre 234 sur 313 · Martial, Épig., X, Lx1Y · texte numérisé non relu

Martial, Épig., X, Lx1Y

3. Pour l'influence corruptrice exercée sur les poëtes par les jeunes Romaines, voir plus haut, page 237.

SEMPRONIA mr

toutes ou presque toutes Romaines cependant, n’etaient que les rivales des hétaïres grecques, tandis qu'Argentaria Polla était une austère matrone.

Jusqu'à présent, nous avons vu dans la poëtesse romaine, ou la sœur, ou la fille, ou la femme d’un autre poëte; ou bien, — et ceci n’est pas son aspect le plus favorable, — l’inspiratrice de l’homme aimé. : Une patricienne, Sempronia, se présente à nous sans aucune de ces poétiques alliances. Nous ne nous arrêterons pas ici devant cette femme, instruite dans les lettres grecques et latines, mais dont nous ne connaissons les productions littéraires que par ces mots de Salluste : « Elle savait faire des vers’. » Nous retrouverons au chapitre suivant cette Romaine qui eût mieux fait de cultiver ses facultés poétiques que de devenir par ses crimes la complice de Catilina. Il aurait fallu toutefois alors que les œuvres de Sempronia fussent dignes d’une matrone, d’une patricienne, d’une Romaine; etnous ne savons si, avec des penchants tels que les siens, elle eût pu devenir facilement une muse du foyer.

Une vertueuse matrone, Sulpicia, la plus célebre femme-poëte de Rome, nous apparaît aussi sans que nous voyions auprès d'elle un autre poëte aux travaux de qui elle se soit associée. Calénus, son mari, était philosophe. Mais Sulpicia consacra sur-

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