‹ La femme romaineChapitre 245 sur 313 · Plutarque, Cicéron · texte numérisé non relu

Plutarque, Cicéron

2. Salluste, Catilina, xxim.' Cette femme se nommait Fulvie. Était-ce la future compagne de Clodius et d'Antoine?

Térentia alla trouver son mari, et le pressa d’exécuter sans retard les mesures qu'il avait prises pour le salut de Rome.

Ce fut aussi Térentia qui engagea Cicéron à témoigner contre Clodius, accusé de sacrilége. Térentia savait que l’indigne Clodia, sœur de Clodius, souhaitait de prendre sa place au foyer de Cicéron; et, entraînée par la jalousie, l’impérieuse épouse suscita entre les deux Romains, jusqu'alors amis, une haine qui devait enlever à Clodia tout espoir d’épouser un jour l’ennemi de son frère !.

Devenu tribun du peuple, Clodius exeécuta l’œuvre d'une implacable vengeance. Il fit exiler Cicéron, brûler la demeure du proscrit; et lorsque Térentia chercha un refuge dans le temple de Vesta, il la fit arracher à cet asile sacré et traduire en justice. Clodia n'était pas irresponsable des persécutions qui

“atteignaient la famille du banni.

Térentia aurait voulu suivre son mari en exil;

mais il lui avait enjoint de rester à Rome pour veiller sur leurs enfants.

La compagne de Cicéron se dévoua avec autant d'énergie que de tendresse aux intérêts du banni. Elle l’exhorta à supporter l'épreuve avec magnanimité; et à attendre l'avenir avec espoir.

Cicéron sentait al.ors le prix de cet attachement,

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