‹ La femme romaineChapitre 246 sur 313 · Voir Plutarque, Cic éron · texte numérisé non relu

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de cette sollicitude. Rien de plus affectueux que les lettres qu’il écrivait alors à la femme qu’il appelait sa «vie », sa « lumière », « la plus fidèle et la plus dévouée des épouses ». Il pleurait amèrement sur les outrages que la noble femme souffrait à cause de lui, et le proscrit recommandait sa compagne à Quintus, son frère, à son ami Atticus. Le souvenir du bonheur domestique dont il jouissait naguère le poursuivait dans son exil. Si tout autre espoir devait être perdu pour lui, il souhaitait de pouvoir du moins mourir dans les bras de sa femme ‘.

Cicéron est revenu à Rome. Il est réuni à sa bienaimée compagne. Mais à peiñe est-il rentré à son foyer, que nous l’entendons se plaindre vaguement de ses chagrins domestiques. Plusieurs années vont s’écouler sans que le nom de Térentia se trouve dans sa correspondance. Au bout de sept années, ce nom reparaît dans les lettres de Cicéron. Au moment de retourner à Rome après avoir gouverné la Cilicie, le célèbre Romain écrit même une lettre affectueuse à sa «très-douce et très-désirée Térentia ». Elle va au-devant de lui à Brindes.

Pendant la guerre civile qui a déjà éclaté alors, Cicéron embrasse dans la même sollicitude inquiète et tendre sa femme et sa fille, «ses deux âmes ». Comme Tullie, Térentia lui consieille de demeurer

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