Tacite, Ann, 11, 50 ; 1v, 34; V, 3; vi
reconnut l'injustice de sa cause, et ne voulant néanmoins pas blesser Livie, ne put promettre à l’impératrice que d'être l’avocat d'Urgulanie. Ce fut en simple particulier que l’empereur se dirigea à pied vers le Forum avec une lenteur calculée. Il espérait arriver trop tard ; et en effet, l'adversaire d'Urgulanie avait maintenu ses droits si énergiquement que Livie lui avait envoyé la somme qu’il réclamait à l'amie de l'impératrice. Ce fut cette même Urgulanie qui dédaigna de comparaître devant le Sénat, alors qu’elle y était citée comme témoin; et si grand était le pouvoir de cette femme, que le préteur dutse rendre chez elle pour recueillir sa déposition ‘. Ce fut aussi cette même Urgulanie qui, plus tard, envoyant un poignard à son petit-fils menacé d'une sentence capitale, l'arracha ainsi à la justice des hommes ?.
Suivant l'expression de Tacite, « l'amitié d’Augusta
l'avait élevée au-dessus des lois ? ».
L'impératrice déroba à la puissance de ces lois
une autre femme qu Urgulanie ; mais celle-là était
une grande coupable, Elle étaitmêmeregardée comme l'empoisonneuse de Germanicus, le petit-fils de Livie; mais dans l'accomplissement de ce meurtre elle n’était peut-être que la complice d'Augusta. Peu