Tacite, Ann., n
DA IUTAIN 22
3... . Urgulania, quam supra leges amicitia Augustæ extulerat. Id., id., 11, 34,
importait à l’impératrice que les victimes de son ambition fussent de son propre sang : pour disparaitre de sa route, il suffisait d’être un obstacle à sa marche. Et Germanicus était devenu l’un de ces obstacles. Fils de Drusus, il avait hérité des héroïques et généreuses qualités de son père; et c'était avec orgueil et amour que les Romains contemplaient le jeune prince qui, par l’ordre d'Auguste, avait été adopté par Tibère et devait succéder à celui-ci. Germanicus n'aurait pu devenir un instrument de Livie. L’artificieuse politique de l’impératrice aurait été repoussée par le loyal jeune homme. Et d’ailleurs une autre femme, une femme dont nous allons bientôt parler, Agrippine, la digne et fière compagne de Germanicus, n’aurait pas permis à son époux de subir l'influence d’Augusta, son ennemie. Loin de s’opposer donc à la jalousie que le jeune héros inspirait à son oncle, la mère de Tibère s’associa à ce haineux sentiment. C'était là une de ces occasions où Tibère avait besoin de Livie.
Germanicus venait d'obtenir à Rome cet éclatant
triomphe dont un admirable camée ! nous a transmis
le souvenir. Assise sur le même trône que Tibere, . mais placée au premier plan, Augusta reçoit, ainsi que l’empereur, le jeune vainqueur de la Germanie. Au-dessus de cette scène, l’'Olympe s'ouvre pour