‹ La femme romaineChapitre 277 sur 313 · Voir plus haut, page 426 et note · texte numérisé non relu

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3. Tacite, Ann.,1v, 31; v, 1-2; Suétone, Tibere, 11; Ovide, passages cités plus haut, page 420, note 1.

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Ainsi disparut de la scène politique cette femme de mœurs austères et d'habitudes laborieuses, mais qui, tout entière à une immense ambition, commit froidement, et peut-être sans remords *, les crimes qui pouvaient servir à ses desseins; « mère funeste à la chose publique, marâtre plus funeste encore à la maison des Césars ?, » dit Tacite, qui considère cette femme comme l’un des maux légués par Auguste à l'empire romain. |

Un écrivain moderne * nous faisait voir tout à l'heure, en Livie, le premier châtiment d'Auguste. Le même historien nous montre aussi dans Julie, fille d'Auguste, la punition des mœurs détestables dont les Césars se léguaient l'héritage.

Cependant l’homme le plus dépravé, à moins qu'il ne soit une monstrueuse exception, cet homme cherche du moins à prémunir sa fille contre les vices

“qu'il ne connaît que trop. Il aime à respirer dans sa

maison l’air salubre qu'y font circuler la vertu et l'honneur. Ainsi agit Auguste. Il éleva sa fille avec respect. Sous Les yeux de la chaste Livie, Julie eroissait dans la demeure paternelle. Comme l’impératrice, elle travaillait la laine, elle faisait les vêtements d'Auguste, et vivait avec simplicité ‘. Son

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