X PRÉFACE
avec un attrait tout particulier que nous nous plaisions à interpréter nous-même les accents de nos héroïnes; et après nous être excusée d’une tentative assurément bien téméraire, invoquons ici toute l’indulgence du latiniste! |
Nous n'avons pas négligé de consulter les ouvrages modernes qui ont pour objet l'antiquité romaine. Historiens, jurisconsultes, critiques, archéologues, épigraphistes, aussi bien en France qu'à l'étranger, nous ont souvent guidée par leurs œuvres et leurs découvertes.
Nous venons de nommer les jurisconsultes.
Qu'il nous soit permis de solliciter d'eux la même indulgence que nous réclamions tout à l’heure des latinistes. Puissent-ils se souvenir que, femme, nous sommes étrangère à la langue du droit; et que cependant, sous peine de ne pouvoir bien définir la situation sociale de la femme romaine, nous ne pouvions passer sous silence sa situation légale.
Malgré l’âpreté de notre travail, la tâche que nous avons essayé de remplir avait pour nous un charme austère et vivant. C’est surtout aux nations héritières de la civilisation latine, que l'étude des mœurs romaines offre un enseignement utile et un attrait toujours nouveau. Il semble que nous