Tite-Live, im
2. Denys d'Halicarnasse, ouvrage cité, XI, vi, 3. Cf. Tite-Live, 110,9 de,
3. Tite-Live, 11, 49. Cf. Denys d’Halicarnasse, ouvrage cité, XI, vi, 4-6. :
Au Forum même, la jeune morte est déposée par ses parents sur un lit de parade décoré avec splendeur. De la place publique, le corps est porté comme en triomphe à travers les rues les plus habitées. Matrones et vierges quittaient leurs maisons pour honorer de leurs larmes celle dont la mort avait préservé la pureté. Les unes jetaient sur le lit funèbre desfleurs et des couronnes; d’autres, leurs bandelettes et leurs ceintures; il en était qui offraient à la douce victime des tresses de leurs cheveux. Les hommes, ces graves Romains qui, alors même, changeaient leur constitution politique, ne dédaignaient pas, à cette heure solennelle, de chercher dans les boutiques voisines de petits objets avec lesquels ils ornaient la couche funèbre de la jeune vierge. Ce spectacle vivifia encore la généreuse indignation de Rome t.
Et pendant que ces scènes animaient la cité, Virginius, tout couvert encore du sang de sa fille, tenant encore à la main l’arme de son parricide, Virginius gagnait le camp avec une escorte de quatre cents citoyens. Ses larmes seules parlent d’abord pour lui; puis il raconte l’horrible événement qui vient de s’accomplir. Suppliant ses freres d'armes, il demande « qu'ils ne lui attribuent pas ce qui est le crime d'Appius Claudius, qu’ils ne se détournent