Plutarque, Romulus
civilisation qui leur était étrangere ‘ et à laquelle elles durent les initier. C’est là sans doute qu'il faut surtout chercher le secret de cette autorité morale qui fit d’une captive de guerre, la maîtresse du foyer. Si la loi était dure, la coutume en corrigeaitl’Apreté. Si l'époux avait dans sa main la vie et la fortune de l'épouse, il n’abusait pas de cette toute-puissance ; et si la légende des Sabines nous à montré les premières femmes romaines conquises par la lance, cette même tradition nous a fait voir en elles, par la suite, des conseillères écoutées, des amies vénérées.
Les unions si brusquement conclues par les premiers Romains, n'avaient pu être précédées des formalités qui devinrentles préliminaires dumariage, et que nous allons étudier ici.
Disons d’abord que pour les Romains, aussi bien que pour les Spartiates, le mariage était une obliga- tion. Une ancienne loi ne permettait pas que l’homme demeurât célibataire après un certain âge ?.
De même que Rome n'avait dû sa naissance qu'a une réunion de bannis d’origine différente, les fondateurs de cette ville n'avaient pu s’allier qu’à ‘des femmes étrangères. Sous ses rois, alors que Rome s'agrandit plus d’une fois en ouvrant son sein à divers peuples de l'Italie, ses citoyens purent encore s’allier à leurs voisins par le mariage. C’est ainsi