XII PRÉFACE
-étouffée en lui, il faut que son âme ait bu le poison des plus funestes doctrines. Ce venin, ils le connaissent, les hommes qui voudraient aujourd'hui chasser Dieu de tout ce qu'il vivifie et sanctifie : l'union des époux, la naissance et l'éducation de l'enfant, la vie entière de l’homme et sa fin dernière. Nés au sein du christianisme, ils sont tombés au-dessous de ces païens qui, du moins, avaient : compris que l'homme ne se suffit pas à lui-même.
Cet enseignement n'est pas le seul qui nous soit donné par la Rome primitive. Au sein de cette société naissante, nous avons aimé à suivre la femme laborieuse,.et dans l’atrium où elle file entourée de ses servantes, et dans la villa rustique où elle surveille les travaux de ses esclaves.
Puissent ces simples tableaux de la vie domestique rappeler à nos contemporaines que le bonheur est au foyer!
Mais il est encore un aspect sous lequel nous nous sommes plu à considérer l’ancienne matrone : c’est dans son rôle patriotique. La Femme romaine est le premier ouvrage que nous ayons écrit depuis nos calamités nationales; et, plus d’une fois, nous retrouvions dans les scènes que nous esquissions l’image des cruelles épreuves que nous avions nous-mêmes traversées. La vieille Rome, elle