‹ La femme romaineChapitre 73 sur 313 · LA" MATRONE ET LES LARES A · texte numérisé non relu

LA" MATRONE ET LES LARES A

des, aux ides, aux nones, aux autres jours de fête, l'épouse couronne ce foyer sacré et prie les Lares ‘.

Long mps après l’époque que nous étudions dans cé chapitre, Horace dira encore : « Si, à la lune naïissante, rustique Phidylé, tu élèves au ciel tes mains suppliantes, si tu honores les Lares par de l’encens, par les fruits de la saison et par une truie avide, ni ta vigne féconde ne sentira le vent pestilentiel de l’Afrique ; ni tes moissons la rouille stérile; ni ton jeune ‘bétail ? le poids du temps, lors dé la saison fertile en fruits. LEE

« En effet, que la victime consacrée qui paît sur l’Algide neigeux entre les chênes et les yeuses, ou qui croît dans les pâturages albains, teigne de son sang * les haches des pontifes. À toi, il ne t’importe pas dé chercher à séduire, par beaucoup de sacrifices de brebis, les humbles dieux que tu couronnes de romarin et de frèle myrte. Si une main innocente a touché l'autel, une luxueuse victime n’apaisera pas plus agréablement les Pénates opposés que l'orge sacrée et le sel pétillant *».

L'homme veut-il que le Lare familier le suive dans une maïison qu’il vient d'acheter, il fait accom-

.1, Caton, Économie rurale, cxLu.

. Dulces alumni. Litt. Les jeunes nourrissons. . Cervice tinget. Litt. Teigne de son cou.

. Cœlo supinas si tuleris manus Nascente Luna, rustica Phidyle, etc.

Horace, Odes, TT, xxur. Ad Phidylen.

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