‹ La femme romaineChapitre 85 sur 313 · LA MATRONE A SON FOYER · texte numérisé non relu

LA MATRONE A SON FOYER

compagne les austères devoirs de l'existence‘, et que, sans doute aussi, il aime à voir rayonner, sous -une éclatante parure, le plus doux ornement de sa maison.

D'ailleurs les riches vêtements de la matrone ont été faits sous ses yeux et avec sa coopération. Car ce n’est pas une femme inactive que nous voyons dans l’atrium. C’est une reine, il est vrai, mais une reine d’abeilles qui donne à ses "sujettes l’exemple du fécond labeur. Comme la femme de l’Écriture, elle file la laine et distribue la tâche à ses servantes. Auprès d'elle, ses esclaves font tourner le fuseau ou courir la navette?

C'est une patricienne qui prolonge ainsi dans la nuit le travail du jour. Écoutons maintenant Virgile lorsque, chantant les antiques souvenirs du Latium, le doux poëte contemple, avec un tendre respect, l’humble plébéienne qui commence dans la nuit son labeur quotidien : « Quand, la moitié de la nuit s’étant écoulée, le premier repos a chassé le sommeil, dès ce moment la femme à qui il est imposé de gagner sa vie par la quenouille et les délicats ouvra-

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