SCENE V M. FÉLIAT, RENÉ
MONSIEUR FÉLIAT, à la porte du fond, rencontre René. Tiens, René!... Il y a longtemps que tu es là...
RENÉ
J'arrive.
MONSIEUR FÉLIAT
Ça me fait plaisir de te voir. [Étreinte.) Et alors? Te voilà de retour de Tunisie?
RENÉ
Mais oui.
MONSIEUR FÉLIAT
Content? Tu es dans les phosphates, il parait?
RENÉ
Oui.
MONSIEUR FÉLIAT
Bonne situation?
RENÉ
Assez. J'ai de l'espoir. Je vous demande de me permettre un entretien avec Thérèse, devant vous.
Devant moi? Écoute... je crois que ma présence sera plus utile dans l'atelier. Tu tombes ici en pleine effervescence, en plein conflit entre ouvriers et ouvrières, et je suis assez préoccupé. Et puis, je me doute un peu de ce que tu as à dire à Thérèse... Dieu! Quand tes parents sauront (juc... Enlin!... J'avais contre elle des préventions qu'elle a dissipées... Elle... Mais je n'ai pas besoin de te faire son éloge. Je vais te l'envoyer. Et ne la retiens pas de trop parce qu'elle non plus ne va pas manquer de besogne... (// va à la porte de droile.) Thérèse... Thérèse... il y a là quelqu'un qui veut vous parler.
(fienè, sans plus s'occuper de M. Fêlial, va à Thérèse gaiement. Thérèse, voyant René, se débarrasse invement de sa blouse qiielle jette sur une chaise. Elle va vers lui.)
MONSIEUI! l'KLlAT
Ne vous occupez pas de moi... merci... merci. (M. Féliutsort.)