VIMEUX
Je me mets dans le pari. Vous y mettez-vous, M. Poire t?
POIRET
J'ai ma retraite au premier janvier.
BIXIOU
Comment nous ne verrons plus vos souliers à cordons ? que deviendra le ministère. Qui se met de mon pari ?
294 ^^ PfeMfltB St}t»iRl£UaE.
DUTOCQ
Je ne puis eti être ^ je |)eirk;rais à coop s6r. M. Babourdîn est nommé, Mi de La Billardière l'a recommandé sur son lit de mort aux deux ministres, en s'aecusant d'avoir touché les émolumens d'une place dont M. Babourdin faisait le travail : il a eu des scrupules de conscience y et, sauf tout ordre supérieur, ils lui ont promis, pour le calmer, de nommer M. Ba-' bourdin.
BIXIOU
Messieurs, mettez-vous tous contre moi :
vous voilà sept, car vous en serez, M. Phellion. ^e parie un dîner de cinq cents francs au Bêcher de Cancale que M. Babourdin n'a pas la place de M. La Billardière. Ça ne vous coûtera pas cent francs à chacun, et moi j^en risque cinq cents ; je vous fais \û chodette enfin. Ça va-t-il? £d étes-vou» y Dobruel ?
plEBLuoN (posant sa plume).
Môsieuv, sur quoi fondez-vous cette propo-
h\ FEMME SUPÉRIEURE. dgS
silion aléatoire, car alcaf oire est le mot ; mais je me trompe en employant le terme de proposition, c'es^ contrat que je voulais dire? Le pari constitue un contrat.
FLEURY-
Non, car on ne peut donner le nom de contrat qu'aux convention s reconnues par le code, et le code n'accorde pas d*aCtîon pour le pari.
DUTOCQ
C'est le reconnaître que de le proscrire.
BIXIOU
Ça y c'est fort , mon petit Dutocql
POIRET
Par exemple.
FLEURY
C'est juste. C'est comme se refuser au paie ment de ses dettes, on les reconnaît.
THUlLLiER.
Calembourg juiîiciaire!
ag6 LxV FEMME SUPÉaiEUPiE.
POIRET
je suis aussi curieux que M. Phellîon dé savoir sûr quelles raisons s'appuie M. Bixiou...
Bixiou (criant à travers le bureau).
. En étes-vous , Dubruel ?
DUBRUEL (apparaissant).
Sac-à-papier, messieurs , j'ai quelque chose de difficile à faire, c'est la réclame pour la mort de M. La Billardiére : de grâce ! un peu de silence, vous rirez et parierez après.