‹ La femme supérieureChapitre 9 sur 36 · XXVI PREFACE · texte numérisé non relu

XXVI PREFACE

dont il se payait lui-même , une énergie d'or^ gueil plus noble que les brillantes mais vaines déclamations de ses rivaux. Il pressentait et prouvait d'avance par sa manière de vivre , le règne d*un Messie dont nous n'avons pas vu Tavènement : le génie. On retrouve dans la fierté cynique du philosophe de Genève quelque chose de la grandeur des prophètes hébreux , de ces hommes dont l'existence tout entière n'était qu'un symbole destiné à prouver aux justes la vérité de leurs paroles. Il y a loin de la dignité d'avion du pamTe Rousseau à la pompeuse fortune littéraire des spéculateurs en philantropie Vol^ taire et son écho lointain Beaumarchais. ••• »

L'auteur est encore forcé d'interrompre cette page pour faire observer que Vol-

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taire n'a jamais Tcndu ses ouvrages : ÎT mâU des procès avec les libraires auxquels il les dmmaU. L'origine de la fortune de Voltairevient d'an emprunt viager fait, sous la Agence, à vingt pour cent, dans lequel le contrôleur-général des finances lui conseilla de placer les dons du Régent et sa fortune |iersc»mdle : Voltaire avait le pressentiment 4ie sa langue vie , et il eut dès sa jeunesse de très^aiix revenus. Il fut comblé par la cour. A quarante-cinq ans, le roi de France le fit gentilhomme ordinaire de sa chambre, il «était cfaamheSaii du roi de Prusse , il protégeait Catherine II qui le récompensa Hfgnifiqnqgiaat à propos de l'histoire de CUharles XII, fl avait les cent louis de l'Académie, des peinions sur plusieurs casœttes roydes, etc. Beaumarchais possédait

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