‹ La fermièreChapitre 5 sur 23 · SCENE IIÏ · texte numérisé non relu

SCENE IIÏ

Ils sont gentils, ces petits enfans... ils s'aiment, et ça s'rait vraiment dommage de ne pas les marier. Louison est bonne fille , sage , rangée... Nicolas est un peu bêle, mais il fera un bon mari... il est actif, laborieux... sa femme le mènera ; c'est ce qu'il faut. Je crie comme ça après eux parce que je ne veux pas qu'ils perdent leur temps à se cajo - 1er. J'ai l'air d'un diable , mais je n' suis pas méchante au fond , ah ! mon pauvre mari défunt le savait bien.

Am de Marianne.

Quand I' matin j'étais en colère, , Ça me durait jusqu'à midi. . .

P'tità p'tit dev'nant moins sévère, Je rudoyais moins mon mari.

F'sant ma tournée

L' long de la journée ,

Dans la maison J' radoucissais mon ton.

Le pauvr' cher homme

Savait bien comme ,

Quand nous boudions , Nous nous racommodions.

Ayant ainsi calmé ma tète , A la fin le soir arrivait ;

On s' rapprochait ,

On s'embrassait , Et la paix était faite.

Tiens , voilà M. Roquillard , le greffier de la commune, et faisant l'adjoint par intérim. Qu'est-ce qu'il me veut donc si matin.

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