‹ La fermièreChapitre 7 sur 23 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

RO OUILL ARD , la regardant s 'en aller.

I^a singulière femme ! vive comme la poudre, et bonne comme le bon pain !

Air du Ven'e.

Chaque jour, du pauvre hontaux , Elle soulage la misère ; lîlle aime à faire des heureux Autant qu'à se mettre en colère ;

Elle tempête et rend soudain Service à tout ce qui l'approche , Car elle a le coeur sur la main, Et la main toujours à la poche.

Elle aime son monsieur Maurice, C'est dommage , sa main mirait comme un gant. . . belle femme ! une superbe ferme ! un œil vif !.. un enclos magnifique ! . . . une taille charmante. . . et une prairie! enfin , tout ce qu'il faut pour rendre un mari. . . cinq arpens de bois!. . . Je complais me retourner du côté de la filleule. .. charmante enfant, cette petite Louison ! . , . et qui aura au moins dix mille francs de dot de sa marraine. . . mais je ne me tiens pas encore pour battu. . . quand ma nomination sera authentique... D ailleurs je veux me venger de ce drôle de Nicolas, aujourd'hui même. . . et j'espère bien. . .

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