‹ La ferveurChapitre 13 sur 25 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Sachant ce qu'est la ferveur, attirées vers elle par tous les pressants motifs que nous venons de rappeler, certaines personnes ne peuvent cependant y parvenir et se découragent. Que leur manque-t-il donc? La connaissance des moyens pratiques à employer et de la marche à suivre. C'est à instruire et à secourir ces personnes que nous allons nous appliquer désormais.

Cette dernière partie serait très longue, s*il fallait faire un traité en règle des moyens qui conduisent à la ferveur. Elle sera courte, parce que nous nous bornerons à donner des indications générales; mais elle sera pratiquement très utile, parce que nous nous efforcerons de rassembler et de coordonner, ici, des notions ordinairement éparses, et dont une vue d'ensemble est indispensable pour éclairer la route de la ferveur.

Tout se résume dans le concours de la grâce et de la bonne volonté : la grâce qui vient de Dieu, la bonne volonté qui vient de nous. Nous ne pouvons rien sans Dieu, mais Dieu ne peut rien sans nous. Voilà la double idée qu'il ne faut jamais perdre de vue, sous peine de s'égarer ou de s'arrêter : tantôt par présomption, lorsqu'on ne veut pas prendre la peine requise et qu'on s'imagine que Dieu va tout faire; tantôt par désespoir, lorsqu'on oublie la bonté de Dieu et la toute puissance de sa grâce.

Pour échapper à ce double écueil, nous allons montrer successivement le rôle de la bonne volonté et celui de la grâce, par rapport à la ferveur.

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