CHAPITRE III Rôle de la grâce
Si nous pouvons et devons toujours travailler généreusement à la ferveur, si Dieu ne peut rien sans nous, il est également vrai que nous ne pouvons rien sans Dieu.
Nécessaire pour la ferveur, la bonne volonté est absolument insuffisante par elle-même, comme nos mains seraient impuissantes à construire une maison sans matériaux et sans lOutils. Ne compter que sur soi pour édifier la [ferveur dans l'àme, c'est se condamner à ne construire que des châteaux de cartes. La feriveur est, avant tout, une œuvre surnaturelle qui réclame le concours de la grâce ^ le concours 'de Dieu.
Ce concours vous est assuré ; Dieu le veut plus que vous, et il n'y a que vous qui puissiez vous en priver par votre faute.
La confiance en Dieu est la base fondamentale de la ferveur, comme le manque de confiance en est la ruine, car Dieu ne donne sa grâce qu'à ceux qui l'espèrent et la demandent.
ia4 LA FERVEUR
Une des plus grandes causes d'insuccès et de découragement profond et presque irrémédiable est que vous ne croyez pas assez à la coopération de Dieu, que vous ne comptez pas assez sur son secours et sur sa grâce : ce qui a pour effet de vous en priver dans la plus large mesure. Il ne suffit même pas d'espérer avec confiance la grâce de Dieu et de croire que son concours, sans lequel vous ne pouvez rien, ne vous sera jamais refusé ; il faut encore recourir à la grâce, aller la puiser à ces deux sources toujours ouvertes : \di prière et les sacrements.
Quelques conseils pratiques sont ici nécessaires pour les âmes qui veulent sérieusement avancer dans la ferveur.