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CHAPITRE IV Les sacrements

Comprenez, d'abord, V importance vitale des sacrements.

Il est vrai que Dieu peut vous accorder sa grâce directement et sans intermédiaire. Mais Dieu a décidé de la donner ordinairement par les sacrements.

Selon l'enseignement de l'Eglise, les sacrements contiennent réellement la grâce ; ils la puisent dans le sein de Dieu pour vous l'apporter, comme ces canaux qui vont prendre l'eau à sa source pour l'amener jusqu'à vous. On peut dire encore que les sacrements sont les actes même de Jésus-Christ, parce que Jésus-Christ est la véritable source de la grâce; il vous la mérite comme homme, il vous la donne comme Dieu ; quand le sacrement agit sur vous, c'est Jésus-Christ qui agit en vous.

Si vous êtes pénétrées de ces vérités, de la sainteté des sacrements et des trésors inappréciables de grâces qu'ils renferment, vous vous poserez deux questions : Ai-je assez fré^ quemment recours aux sacrements? Dans

quelles dispositions suis-je pour les recevoir ?

Il y a des personnes qui ne s'approchent pas assez souvent des deux sacrements institués spécialement pour renouveler sans cesse et augmenter la vie de nos âmes : la Pénitence et l'Eucharistie. C'est la vraie raison de leur langueur spirituelle et de cet état d'anémie morale dans lequel elles végètent.

La confession et la communion ont un rôle de premier ordre dans la vie spirituelle. Y recourir, une fois par mois au moins, est l'indispensable condition pour ne pas reculer. Il est même difficile d'avancer sérieusement sans y recourir, au moins, une fois tous les huit ou quinze jours. Pour le plus grand nombre la communion plus fréquente encore est nécessaire. C'est une question particulière à régler avec le confesseur. L'essentiel, ici, est d'en souligner l'importance hors ligne, mise davantage encore en relief par le récent Décret du Souverain Pontife sur la communion quotidienne.

Les dispositions que l'on apporte à la réception des sacrements n'influent pas moins sur le progrès de l'âme ; c'est une vérité que l'on oublie trop. Une môme absolution, une même communion, produisent des effets absolument dissemblables selon les dispositions du pénitent et du communiant ; il faut s*en bien convaincre.

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