‹ La fete de Moliere comedie en un acte, en versChapitre 10 sur 30 · JOU B DA I N · texte numérisé non relu

JOU B DA I N

De ma fille Isabelle 1 !

Or çà, messieurs, c'est donc un affreux guet-apens,

Que votre double amour me vient tendre céans?

Ah ! vous en conviendrez, l'audace est non commune!... Eli! puis-je ainsi jeter mes filles, ma fortune.

Au nez de doux garçons que je n’ai jamais vus?

OCTAVE

De votre sœur, monsieur, nous sommes fort connus

JOURDAIN, à part. *

Peste soit de ma sœur qui me met à la gène!

Pourtant ces gaillards-là me plaisent, et...

Haut.

Sans peine.

Je vous accorderais mes tilles à.tous deux,

Si... faut-il vous le dire?... Ab! c’est fort hasardeux * :

Si vous pouviez! avant que ce jour ne finisse,

Les obtenir de moi par ruse ou par malice;

Pourvu que le moyen qui vous semblera bon Dans Molière, messieurs, ne soit pas tout au long.

OCTAVE

Mais nous ne jouons pas ici la comédie.

ALPHONSE

L’idée est drôle, et moi, j’accepte — Quoi qu'on die. Nous acceptons, monsieur, et je vais de ce pas De quelques louis neufs étaler les appas

1 Jourdain, Octave, Alphonse.

5 Octave, Jourdain, Alphonse.

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