‹ La fete de Moliere comedie en un acte, en versChapitre 9 sur 30 · I.\ F fi T B DE MOLIÈRE · texte numérisé non relu

I.\ F fi T B DE MOLIÈRE

là

Que tout homme aujourd'hui vit eu homme de bien, — Guidé par ia raison, sans sortir de sa sphère,

Chacun fait ici-bas tout ce qu’il y doit faire ;

Le marchand est marchand, et vous ne voyez plus Un bourgeois gentilhomme et des sols parvenus;

Les femmes n'étant plus précieuses, coquettes.

Savantes... se montrant simples dans leurs toilettes,

Il en est advenu qu’on ne voit plus chez nous De Chrysales quinteux, ni de Dandins jaloux ;

Et puis le mariage, au bon siècle où nous sommes.

Est autant respecté des femmes que des hommes :

C'est un lien sacré; — par amour contracté.

Il puise son Itonheur dans la fidélité.

Et l'accident frontal tant raillé par Molière Est si bien disparu, — que de.notre glossaire Il fallut évincer le mot injurieux (.lui désignait jadis les maris... malheureux. —

Les médecins sont tous savants; — l'Académie Des innovations est la meilleure amie;

Devant la question sainte d'humanité On ne discute plus la puérilité.

Plus de divisions et plus de ces écoles.

Fausses pareillement et pareillement folles;

Plus à la Faculté de discours creux, diffus,

Entre messieurs Purgon et Thomas Iliafoirus !

— Et Tartufe ! En voit-on. le type dans ce monde Où la religion, en estime profonde,

N’a que de purs dévots qui ne se font jamais Un masque de son nom pour cacher leurs méfaits ;

Où le dogme est compris, — où nul, dans sa droiture. Selon ses intérêts jamais ne le torture;

Où la loyauté régne en écrits comme en faits ;

Dans ce hon siècle enfin où l’on est tous parfaits,

OCTAVE

Au point que parmi nous de ce rigide Alceste La vertu paraîtrait d'une allure modeste.

JOURDAIN

Alceste! On en a fait un pédant vicieux.

LA FÊTE DE MOLlÈlt E.

ALPHONSE

Au théàlre, laissons ces types un peu vieux :

Malgré Don Pèdre, Ad caste, en peignant Isidore,

Ne sent plus dans son cœur un pur amour éclore ! . .

Et cependant, monsieur, voici tantôt six mois Qu’Isabelle, à mes yeux, pour la première fois.

Chez sa tante apparut ; — c'est en soirée intime ;

On fait des bouts-rimés, on dessine : — Je rime Et dessine assez bien, ce soir-là, je tournai Quelques vers gracieux et puis je dessinai...

En faisant le portrait, je devins comme Apellp Amoureux fou, monsieur.

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